Trouver un mari capable de subvenir aux besoins du ménage
On entend souvent dire que l’augmentation du taux de célibat est due à celle du nombre des jeunes femmes qui refusent de se marier parce qu’elle veulent continuer de travailler. Mais dans le cas du Japon, cette explication est rarement pertinente. Dans les sondages d’opinion, les femmes qui citent le désir de se concentrer sur leur carrière comme une raison de leur refus du mariage sont une minorité. La grande majorité disent qu’elles veulent se marier et être en mesure de se reposer sur leur mari pour les besoins financiers. Plusieurs études ont même montré que le nombre des femmes âgées de 20 à 30 ans qui souhaitent devenir femmes au foyer à plein temps a augmenté depuis le début du XXIe siècle.
Après le mariage, il faut de l’argent pour vivre. Aujourd’hui encore, la plupart des femmes célibataires estiment qu’il est tout naturel de compter sur le mari pour répondre à ce besoin. Même lorsqu’elles espèrent continuer de travailler une fois mariées, elles ne veulent pas d’un mari qui gagne chichement sa vie. C’est pourquoi la majorité d’entre elles, lorsqu’elles s’interrogent sur le profil de l’homme qu’elles pourraient épouser, écartent ceux dont les revenus sont trop maigres où qui ont un emploi inadéquat. Outre cela, des études effectuées par l’Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale montrent que ces tendances sont en train de se renforcer. Pour mieux évaluer les attentes des femmes en matière de revenu, j’ai effectué, avec la coopération de l’Institut Meiji Yasuda pour la vie et le bien-être, un sondage auprès de célibataires des deux sexes dont les résultats sont présentés ci-dessous (figure 2 et 3). Comme on peut le constater, la plupart des hommes se soucient peu du montant des revenus de leur future épouse, alors que la majorité des femmes attendent de leur futur mari qu’il ait un revenu annuel élevé. Les deux tiers des femmes interrogées (68 %) ont dit qu’elles voulaient se marier avec un homme gagnant quatre millions de yen ou plus par an. Il se trouve malheureusement que seul un célibataire sur quatre répond à ce critère. Il devrait suffire d’un simple coup d’œil aux deux graphiques pour apprécier l’énorme décalage qui est apparu entre ce que les femmes célibataires attendent de leurs futurs époux et les revenus réels des hommes célibataires.

