Les randoseru, symbole de l’éducation en Afghanistan

Le programme randoseru a un impact sur l’éducation en Afghanistan qui va bien au-delà du don de cartables d’écoliers remplis de fournitures scolaires. Kai Wakako nous explique que dans les villages reculés, où l’assiduité scolaire est relativement faible, il était jusque-là difficile de pouvoir affirmer si les enfants prenaient le chemin de l’école ou bien s’ils allaient jouer ou garder les moutons, car aucun d’entre eux ne possédait de fournitures scolaires. « Mais maintenant, il suffit de les voir muni d’un cartable pour savoir ce qu’ils font. » Quand les parents voient leurs petits voisins partir ou revenir avec de superbes randoseru, ils commencent à se dire qu’ils devraient faire la même chose avec leurs propres progénitures. Par conséquent, le nombre des élèves inscrits à l’école augmente, et le village tout entier commence à envisager l’amélioration de ses installations scolaires

Une contribution à l’instruction des jeunes filles afghanes

Dans les zones montagneuses de l’Afghanistan, la plupart des filles n’ont pas accès à l’école. (Photo : Uchibori Takeshi, novembre 2007)

Pendant toute la période où les Talibans faisaient la loi en Afghanistan (1996-2001), il était interdit aux filles d’aller à l’école. Et même à présent, alors que la situation s’est nettement améliorée, beaucoup d’Afghans ne souhaitent toujours pas que les femmes aient accès à l’éducation. Le World Factbook de la CIA pour l’année 2015 a estimé le taux d’alphabétisation des Afghanes à 24 %, c’est-à-dire un des plus faibles du monde.

Des écolières afghanes toutes fières de montrer leur randoseru. (Photo : Uchibori Takeshi, décembre 2011)
Mais heureusement, les choses sont en train d’évoluer. Il y a quelque temps, le siège de la JOICFP au Japon a reçu une très bonne nouvelle. Une jeune Afghane ayant bénéficié du programme randoseru venait d’être admise dans une faculté de médecine. Pourtant, elle était originaire d’une région de l’Afghanistan où les filles en particulier peinaient très durement à poursuivre les études. Kai Wakako, visiblement émue, a salué l’événement : « Si le programme randoseru permet à un ou deux enfants de réussir de cette façon, c’est déjà très bien. Et je serais tout à fait comblée si leur nombre pouvait augmenter. »

Un message venu des écoliers afghans (avec l’aimable autorisation de la JOICFP)

(D’après un original en japonais de Doi Emiko, Nippon.com. Photos : Ishikawa Takeshi et Uchibori Takeshi. Photo de titre : Une écolière afghane munie d’un cartable japonais recyclé, par Uchibori Takeshi, 2012)