Mettre en valeur les matchs
« En 2004, quand les performances de Fukuhara Ai ont fait connaître le tennis de table, il n’existait même pas d'affiche présentant le championnat national, rien n’était fait pour mettre en valeur les matchs, les cérémonies ou les évènements », se désole M. Maehara. Depuis, pour y rémédier, il a proposé aux directeurs de la fédération d'apporter quelques modifications efficaces. Il les a emmenés voir des matchs de K-1 (kick-boxing japonais) dans l'arène du Budôkan pour les convaincre.
« Tout en haut des gradins, on voit les joueurs s’affronter en bas, ils sont tout petits mais on entend parfaitement les coups. On se sent très proche de l’action. C’est parce qu’il y a des enceintes juste derrière les gradins. »
Par la suite, M. Maehara a fait installer des micros sous les tables de tennis, et il a vérifié par lui-même l’ambiance sonore dans les gradins. Les améliorations apportées à la façon de montrer les matchs ont permis de les rendre plus intéressants. Qui ne tente rien n’a rien : telle est la devise de M. Maehara.
En 2002, la Fédération japonaise de tennis de table comptait 258 000 adhérents ; en 2016, ils étaient 75 000 de plus, atteignant les 333 000. La moitié d’entre eux sont des collégiens. L’intérêt renouvelé pour la discipline et le plus large vivier de joueurs vont permettre d’atteindre un meilleur niveau. À l’automne 2018, une ligue de tennis de table professionnelle devrait également voir le jour. M. Maehara rêve d’une médaille d’or aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo ; les joueurs aussi, nous assure-t-il.
(D’après un original en japonais de Doi Emiko, Nippon.com. Photo de titre : Ishikawa Kasumi remporte le tournoi Japan Top 12. Le 4 mars 2017, au gymnase n°2 du Stade national de Yoyogi, Tokyo. Jiji Press)
