Des mannequins dans une ville fantôme
Il y a une supérette au rez-de-chaussée du bâtiment administratif, ainsi qu'un espace salon avec des tables et des chaises, où l'on peu s'asseoir pour discuter. J'ai aussi appris qu'il y avait un espace fumeurs derrière la grande salle. Je ne fume pas et je n'aime pas ce genre d'espace, car en général on croise près d'eux beaucoup de gens qui sentent la cigarette, mais ce jour-là, j'ai été content de savoir qu'il existe sur le site un endroit où les gens qui travaillent ici peuvent fumer.
Une fois le reportage terminé, je suis repartie en voiture vers mon hôtel. La périphérie du réacteur est classée comme zone d'accès restreint. Probablement en raison du trafic automobile qui y existe, neuf ans après l'accident, le paysage le long de la route montre paraît moins abandonné que je ne l'avais imaginé. Mais l'ambiance y est déplaisante, car on n'y remarque aucun signe d'activité humaine.
Et puis viennent des images chocs, comme par exemple le magasin de vêtements Shimamura. Dans sa vitrine, des mannequins abandonnés, et on y voit des piles de vêtement, des sacs... Tout ce qui était à la mode il y a 9 ans. Rien n’a changé. Comme si le temps s’était arrêté et que le lieu était devenu une ville fantôme... Espérons qu’elle ressuscite vite.
(Voir aussi l’article précédent de notre reportage : Reportage à la centrale nucléaire de Fukushima : neuf ans plus tard, rien n’est résolu)
(Photos de Nippon.com. Photo de titre : le réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi)


