Des installations dignes d’un hôtel

Chacun des modules du Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba est équipé d’une télévision, d’un réfrigérateur, d’un four à micro-ondes et même d’une machine à laver. Higuchi Yasushi, responsable du groupe d’intervention en cas de catastrophe de la Nippon Foundation, explique que cela permet aux patients de laver leurs vêtements et leur linge dans leur chambre tout en évitant de propager le virus.

Le Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba se compose de 14 bâtiments préfabriqués contenant chacun 10 modules. Soit un total de 140 modules dont 10 sont équipés de deux lits de façon à pouvoir accueillir des familles ayant contracté le Covid-19. Par ailleurs l’un des 14 préfabriqués a été conçu pour les personnes handicapées avec notamment des douches et des toilettes équipées de rampes.

La douche et le lavabo de l’un des modules du Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba
La douche et le lavabo de l’un des modules du Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba

La grande différence entre les modules du Centre d’hébergement d’urgence de la Nippon Foundation et les chambres d’un hôtel, c’est qu’ils donnent directement sur l’extérieur. Leurs occupants ne sont bien entendu pas autorisés à en sortir sans permission. Mais comme le précise Higuchi Yasushi, « en divisant le centre en plusieurs zones, il sera possible de laisser les patients asymptomatiques se promener sur les pelouses », ce qui aura le mérite de diminuer les effets du stress provoqué par deux semaines de surveillance médicale. Il y a aussi des personnes contaminées qui refusent de s’isoler dans un établissement prévu à cet effet parce qu’elles ne trouvent personne pour s’occuper de leur animal de compagnie en leur absence. Le Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba devrait pouvoir résoudre ce problème en les accueillant avec leur petit compagnon, à condition toutefois que le gouvernement métropolitain de Tokyo qui assurera la gestion des lieux prenne une décision dans ce sens.

Ce module du Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba est équipé de deux lits afin de pouvoir héberger une famille contaminée par le Covid-19.
Ce module du Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba est équipé de deux lits afin de pouvoir héberger une famille contaminée par le Covid-19.
Higuchi Yasushi est responsable du groupe d’intervention en cas de catastrophe de la Nippon Foundation. Il dit que celle-ci a fait appel à des spécialistes pour être sûre que le Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba puisse être utilisable dans différents cas de figure.
Higuchi Yasushi est responsable du groupe d’intervention en cas de catastrophe de la Nippon Foundation. Il dit que celle-ci a fait appel à des spécialistes pour être sûre que le Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba puisse être utilisable dans différents cas de figure.

Le Centre paralympique propose aussi ses lits

Si l’épidémie de Covid-19 venait à s’aggraver, les lits du Centre d’accueil paralympique Para Arena qui est séparé du Centre d’hébergement d’Odaiba par de simples cloisons viendront compléter le dispositif en place.

Avant que la Nippon Foundation crée le Para Arena, le Japon ne disposait pas de salles d’entrainement spécifiques pour le handisport et les groupes de handicapés avaient beaucoup de mal à trouver des locaux. En effet, dans les sports comme le rugby ou le basket-ball en chaise roulante, les collisions entre les joueurs sont fréquentes et les fauteuils endommagent souvent les sols en basculant. Depuis son ouverture en juin 2018, le Centre d’accueil paralympique Para Arena fonctionnait pratiquement à plein régime, mais il a cessé provisoirement ses activités en raison de la crise sanitaire.

Vu de l’extérieur, le Centre d’accueil paralympique Para Arena de la Nippon Foundation ne donne pas l’impression d’abriter temporairement des lits médicalisés pour faire face à l’épidémie de coronavirus.
Vu de l’extérieur, le Centre d’accueil paralympique Para Arena de la Nippon Foundation ne donne pas l’impression d’abriter temporairement des lits médicalisés pour faire face à l’épidémie de coronavirus.

« Nous sommes aux côtés des pratiquants de handisports et nous le serons toujours. Mais à l’heure actuelle, nous devons tous joindre nos forces pour affronter l’épidémie de Covid-19. Nous allons faire de notre mieux pour contribuer à éradiquer le virus afin que les para-athlètes puissent recommencer à pratiquer leurs sports favoris aussi vite que possible et en toute sécurité », ajoute Sasakawa Junpei

La Nippon Foundation a par ailleurs mis en circulation 100 taxis spécialement équipés pour éviter la propagation du virus pendant les trajets. Après avoir déployé ce type de véhicule à Tokyo, elle envisage maintenant de faire de même dans d’autres régions du Japon.

Une action concertée

Le 29 juillet 2020, Koike Yuriko, la gouverneure de Tokyo, a explicitement qualifié le rebond de l’épidémie de coronavirus de « seconde vague ». Le gouvernement métropolitain a réservé 2 000 chambres d’hôtel à l’intention des personnes contaminées présentant des symptômes modérés. La Nippon Foundation soutient son action non seulement en mettant en place des installations permettant d’isoler les malades mais aussi en proposant des solutions pour pallier au manque de moyens de transport spécifiques pour les personnes contaminées.

La camionnette que l’on voit ci-dessus a été financée par la Nippon Foundation. Elle a été modifiée de façon à ne pas laisser passer les gouttelettes porteuses du coronavirus. Pour ce faire, on l’a divisée en deux parties isolées par une cloison transparente en plastique qui empêche l’air du compartiment réservé au passager de pénétrer dans celui du conducteur. Et la pression à l’avant du véhicule est légèrement plus élevée qu’à l’arrière afin que l’air ne puisse circuler que dans un sens.
La camionnette que l’on voit ci-dessus a été financée par la Nippon Foundation. Elle a été modifiée de façon à ne pas laisser passer les gouttelettes porteuses du coronavirus. Pour ce faire, on l’a divisée en deux parties isolées par une cloison transparente en plastique qui empêche l’air du compartiment réservé au passager de pénétrer dans celui du conducteur. Et la pression à l’avant du véhicule est légèrement plus élevée qu’à l’arrière afin que l’air ne puisse circuler que dans un sens.
Quand on entre dans le Centre d’accueil paralympique Para Arena de la Nippon Foundation, on découvre une installation en briques Lego de Mitsui Junpei qui reproduit une fresque de Katori Shingo intitulée « Enjoy ! » (Profitez !). Tout un programme !
Quand on entre dans le Centre d’accueil paralympique Para Arena de la Nippon Foundation, on découvre une installation en briques Lego, qui est une reproduction d’une fresque de la star Katori Shingo intitulée « Enjoy ! ». Tout un programme !

(Texte et reportage de Hashino Yukinori, de Nippon.com. Photo de titre : le Centre d’hébergement d’urgence en cas de catastrophe de la Nippon Foundation, vu du terminal de croisière international de Tokyo)