Au moment où les cas d’infection au coronavirus se multiplient à nouveau dans l’Archipel, l’organisme Nippon Foundation a mis en place un centre d’hébergement d’urgence en cas de catastrophe sur l’île artificielle d’Odaiba, dans la baie de Tokyo. Cet établissement a pour vocation d’accueillir des personnes contaminées avec des symptômes légers. Il regroupe au total 250 lits répartis entre le Centre d’accueil paralympique Para Arena de la Nippon Foundation et des locaux préfabriqués que celle-ci a installés sur le parking du Musée océanographique de Tokyo.
Une forme d’appui logistique
Le 30 juillet 2020, l’organisme Nippon Foundation a présenté aux médias le Centre d’hébergement d’urgence en cas de catastrophe qu’elle a organisé sur l’île artificielle d’Odaiba, dans la baie de Tokyo. L’objectif de cette nouvelle structure est d’éviter un engorgement des hôpitaux et un effondrement du système de santé japonais en isolant des cas asymptomatiques ou très légers. Elle se compose de 100 lits situés dans les locaux du Centre d’accueil paralympique de la Nippon Foundation et de 150 autres répartis dans des modules préfabriqués édifiés juste à côté, sur le parking du Musée océanographique de Tokyo. Le Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba a été conçu pour pouvoir abriter jusqu’à 600 lits si besoin était. Il est doté d’une grande tente climatisée de 600 mètres carrés réservée aux médecins et aux infirmières qui peut servir aussi de lieu de stockage de matériel.
Le gouvernement métropolitain de Tokyo devait prendre possession des lieux au mois d’août 2020. Depuis la mi-juillet, le nombre des cas de contamination par le Covid-19 à Tokyo a dépassé les chiffres enregistrés entre le début du mois d’avril dernier – quand l’état d’urgence a été déclaré – et le début du mois de mai. Le Centre d’hébergement d’urgence d’Odaiba constitue donc une forme d’appui logistique face à la remontée des cas d’infections.
Des locaux spécialement conçus pour isoler des personnes contaminées
La Nippon Foundation a annoncé son intention de mettre en place un Centre d’hébergement d’urgence en cas de catastrophe dès le 3 avril 2020, quand le nombre des cas de contamination par le Covid-19 a commencé à devenir préoccupant. Le même jour, le ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales Katô Katsunobu avait fait savoir que les personnes asymptomatiques et ne présentant que des symptômes légers devraient rester confinées chez elles ou dans des hôtels. À ce moment-là, il avait été question d’un établissement de 1 200 lits. Sasakawa Yôhei, le président de la Nippon Foundation, avait déclaré qu’« on réfléchirait aux détails en cours de route » et il avait terminé sa conférence de presse en affirmant que « mon vœu le plus cher est que ces installations n’aient pas besoin de servir, mais j’ai quand même décidé de les construire parce qu’il faut se tenir prêt à toute éventualité ».
Le nombre des cas de contamination a ensuite baissé après la période de congés de la Golden Week (29 avril-5 mai) où les Japonais ont été priés de rester chez eux. Entre temps, la Nippon Foundation était restée en relation avec le gouvernement métropolitain de Tokyo et le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, si bien qu’au milieu du mois de mai, une structure provisoire constituée de 100 lits avait fait déjà son apparition dans le Centre d’accueil paralympique Para Arena.
Chaque module a une superficie de 20 mètres carrés, soit l’équivalent de celle d’un studio, et il est doté d’un bouton d’appel permettant à son occupant de contacter le personnel médical en cas d’urgence.
« Les installations sont toutes situées au niveau du sol. Il n’y a pas d’escaliers à monter ou à descendre, ce qui simplifie grandement les déplacements du personnel médical. Nous avons veillé à rendre ces locaux conviviaux non seulement pour les patients mais aussi les médecins et les infirmières. Et nous aimerions qu’ils soient mis en service au plus tôt », précise Sasakawa Junpei, directeur général de la Nippon Foundation.






