Une espèce rare qui a frôlé l’extinction
En 2021, Amami Ôshima et Tokunoshima, ainsi que la partie nord de l’île d’Okinawa et l’île d’Iriomote, ont été inscrites au patrimoine mondial naturel. Jamais je n’aurais imaginé, il y a 36 ans, lors de ma première rencontre avec un lapin d’Amami, qu’une telle reconnaissance arriverait.
Autrefois, les activités de déforestation battaient leur plein à Amami. De plus, la mangouste, une espèce de rongeur qui n’existait pas sur l’île, a été introduite pour contrer la prolifération des habu, chamboulant tout l’écosystème. Malgré toutes ces actions humaines inconsidérées, la faune et la flore unique de cette île, à l’instar du lapin noir d’Amami, ont réussi à survivre. Ce que nous pouvons faire aujourd’hui, c’est construire un avenir dans lequel cette nature pourra prospérer sans être menacée. J’espère qu’à travers mon œuvre, je pourrai transmettre, ne serait-ce qu’un peu, cette volonté au reste du monde.
Lapin noir d’Amami
- Nom scientifique : Pentalagus furnessi (seule espèce du genre Pentalagusi)
- Habitat : îles d’Amami Ôshima et Tokunoshima (préfecture de Kagoshima)
- Taille : 41-51 cm
- Poids : 1,3-2,7 kg
- Couleur du pelage : brun foncé
- Catégorie dans la liste rouge des espèces menacées du ministère de l’Environnement japonais : espèce en danger catégorie IB (espèce à haut risque d’extinction à l’état sauvage)
- Population estimée : 10 024 à 34 429 individus (Amami Ôshima en 2021)/1 525 à 4 735 individus (Tokunoshima en 2021)
Un lapin d’Amami élevant son petit
(Photo de titre : un lapin d’Amami observant les alentours avec ses pattes avant sur une souche)






