Les négociations d’adhésion au TPP, une dernière chance ?
En novembre 2011, le Japon a annoncé sa participation aux négociations sur le TPP. L’adhésion au TPP fait l’objet de divers débats au niveau national, et l’agriculture est considérée comme le secteur qui subira le plus fort impact. La participation au TPP aura indéniablement des conséquences, mais il s’agit d’un passage obligé pour renforcer la compétitivité de l’agriculture japonaise.
Les négociations d’entrée au TPP prendront du temps et la suppression des tarifs douaniers est assortie d’une période de transition, le processus dans son entier durera donc au moins dix ans. L’important est ce qui doit être fait durant ce laps de temps ; il faut à tout prix éviter de simplement « maintenir » la situation d’improductivité actuelle.
Nous avons passé en revue les mesures nécessaires : évolution de la politique de réduction de la production rizicole, régime des subventions allouées aux agriculteurs, suppression des obstacles aux investissements pour le secteur privé et mise à profit du dynamisme des entreprises. Si ces mesures sont concrétisées, les dix années qui nous séparent de la mise en œuvre totale du TPP représentent un temps peut-être insuffisant, mais en tout cas précieux. Dans le cas contraire, l’agriculture japonaise pourrait bien s’effondrer avant même son intégration au TPP.
On peut dire sans exagération que les négociations de participation au TPP sont la dernière chance de se pencher sérieusement sur cette question.
