Un designer aux valeurs comprises dans le monde entier
Si Sabae a pu entreprendre cette transformation, c’est grâce à la force du design. Boston Club, une firme hautement considérée par les professionnels de la lunetterie, a aujourd’hui deux magasins à Tokyo, l’un à Minami-Aoyama, et l’autre à Ginza. Kasashima Hironobu, qui en est le designer en chef, y est associé depuis le lancement en 1996 de sa première marque, JAPONISM. Grâce à l’alliance entre le sens japonais de la beauté, admiré dans le monde entier, et une technologie de haut niveau, elle a su impulser le boom des lunettes made in Japan. Afin de contrer la montée des montures chinoises, elle a d’abord opté pour un design agressif qui ne peut être réalisé sans la technologie japonaise, mais l’approche connaît actuellement une nouvelle évolution.
« En participant à des foires internationales, en voyant ce qu’on attend des lunettes, j’ai eu le sentiment que nous ne pourrions l’emporter au niveau mondial seulement grâce à nos capacités techniques. J’ai eu l’intuition que nous étions arrivés à une époque où en plus de la technologie il était impératif de mettre l’accent sur la vision du monde qu’offre une marque et le sens des valeurs qui la sous-tend. »
La recherche d’un nouveau sens des valeurs lisible partout dans le monde a fait naître chez lui une idée à rebours du design existant : « des lunettes que l’on peut garder longtemps sans s’en lasser ». JAPONISM PROTECTION, la série lancée en automne 2011, à l’issue de deux ans de recherche, offre un design épuré à l’extrême. Leur beauté est aussi fonctionnelle, et dépasse ainsi la beauté visuelle, grâce notamment au Rudder Hinge, un nouveau type de charnière, amovible et remplaçable, une innovation technique qui concentre tout le savoir en ce domaine.
« Avec cette série très remarquée dans les salons européens, je pense que nous avons réussi à montrer tout ce que les lunettes japonaises peuvent faire. Au-delà du design apparent et de notre technologie traditionnelle, je suis à la recherche d’une vision du monde propre au Japon, et je veux l’exprimer visuellement dans mes montures. Parce que je suis certain que cette esthétique japonaise sera acceptée dans le monde. »



