Une jeune passionnée pour le métier d’ama
Mais certaines jeunes femmes sont encore disposées à affronter les éléments et les dangers de l’océan pour garder en vie les traditions des ama.
« J’ai toujours aimé l’océan, depuis ma plus tendre enfance. Je pratique toutes sortes de sports nautiques notamment le surf, le canoë-kayak et la plongée avec un scaphandre autonome », dit Ôno Aiko. Cette jeune femme de 38 ans a commencé à travailler en tant qu’ama à partir du mois d’octobre 2016 après avoir répondu à une offre de la municipalité de Toba en quête d’apprenties désireuses de vivre dans une communauté rurale et d’y travailler en tant qu’ama. Jusque-là, elle vivait à Tokyo en tant que photographe professionnel.
Aiko a longtemps vécu à Tokyo mais aujourd’hui, elle considère qu’elle fait partie de la « famille des ama ».
Pendant toutes les années que j’ai passées à Tokyo, j’ai toujours eu envie de vivre dans un endroit où je pourrai voir l’océan », affirme Aiko. « En fait, j’étais destinée à devenir une ama. »
La jeune femme nous dit que sa vie est beaucoup plus simple et qu’elle ne s'est jamais sentie aussi heureuse depuis son installation dans la péninsule de Shima. Mais elle reconnaît à la fois que vivre dans un village où il y a très peu de personnes de son âge n’est pas toujours facile.
« Quand je suis arrivée, j’étais une étrangère. J’ai donc eu un peu de mal à m’intégrer mais maintenant, je fais partie de la famille des ama », déclare-t-elle en souriant.
En tant que membre de la communauté des plongeuses d’Ijika, Aiko s’est donnée pour mission de contribuer à protéger le mode de vie des ama et d’éviter qu’il ne disparaisse. « Une partie de mon rôle consiste à donner une image sympathique des ama et à montrer que leur façon de vivre convient parfaitement à des jeunes femmes », ajoute-t-elle. « Je veux vraiment faire tout mon possible pour que la tradition des ama ne meure pas. »
(D’après un original en anglais. Photos : Motono Katsuyoshi)


