Briller sur la grande scène, pour son pays
Pour les Jeux paralympiques de Tokyo, le plus compliqué est de réunir l’équipe pour réaliser des entraînements efficaces. Aujourd’hui, l’équipe féminine nationale compte près d’une quinzaine de joueuses potentielles, mais chacune habite aux quatre coins du pays. Or, à l’heure actuelle, le seul gymnase qui possède un revêtement de sol aux normes olympiques en Teraflex se trouve dans la ville de Himeji. Pas facile de réunir tout le monde, et par conséquent, travailler à une cohésion de groupe réellement efficace s’avère être une tâche ardue.
Sans compter que certaines joueuses ne peuvent participer aux compétitions qu’en prenant sur leurs congés. Heureusement, grâce à l’organisation des Jeux paralympiques à Tokyo, les frais de déplacement ne sont plus à la charge de chacune.
« Il y a quelques années encore, nous travaillions toutes pour pouvoir payer les frais de déplacement à l’étranger, lors des compétitions internationales. Mais nous étions heureuses de faire ce que nous aimions. »
Actuellement, le groupe financier Nomura Securities sponsorise l’équipe, ce qui permet de créer peu à peu un environnement propice aux entrainements, même si la situation est encore loin de ce qu’elle est en Chine, par exemple, où l’aide de l’État est substantielle, et dont l’équipe se présentera à la compétition après une longue préparation intensive. Le Japon n’avait même pas pu se qualifier pour Rio, par manque d’entrainement. Les joueuses étrangères sont grandes et ont de grandes mains. Une médaille pour Tokyo 2020 ? La barre est haute… Mais Kaneki est confiante.
« Quel athlète n’a pas envie de briller lors d’une compétition pareille ? Tout le monde rêve de montrer ce dont il est capable, surtout quand les Jeux paralympiques sont organisés dans son propre pays ! Qui sait quelle force inattendue nous prendra sur le terrain ? »
Kaneki Emi est sans conteste l’élément moteur et la figure de proue de l’équipe nationale. Conduisant sa vie comme elle l’a toujours fait, avec le sourire au milieu de toutes les adversités, elle saura, soyons en persuadés, tirer de ses coéquipières la force de placer quelques balles imparables qui leur permettra de décrocher une médaille.
(Photos d’interview : Ôkubo Keizô, sauf mention contraire. Photo de titre : l’équipe japonaise contre l’Iran au Championnat Asie-Océanie 2017)


