Un entraînement multi-facettes

Pour M. Maehara, la Hopes National Team repose sur quatre piliers : une technique de niveau mondial, un entraînement physique adapté à la croissance et à la maturité des joueurs, une prise en charge psychologique et un programme nutritionnel adapté.

« Pour gagner sur la scène mondiale, il faut d’abord être capable d’attaquer en coup droit comme en revers. Sur le plan psychologique, il faut apprendre à se maîtriser même dans une situation déplaisante, à garder son sang-froid en toutes circonstances. Au niveau nutritionnel, nous insistons sur l’importance d’une alimentation équilibrée, en particulier pour les repas servis sous forme de buffet lors des camps d’entraînement ou des matchs à l’extérieur, quand les enfants sont tentés de manger seulement leurs plats préférés. Enfin, nous les aidons à développer leurs capacités d’expression en public. »

Un atelier cuisine sur le thème de la nourriture hors du Japon (à gauche) ; Harimoto Tomokazu présente le pap, un plat sud-africain qu’il a confectionné. (Avec l’aimable autorisation de la Fédération japonaise de tennis de table)

« Lors des réunions entre entraîneurs de filière sport-études au niveau national, nous utilisons des vidéos pour étudier les tendances techniques dans les tournois internationaux. Au début, il n’a pas été aisé de faire comprendre l’importance de cette analyse. Mais avec les images, tout est plus facile. Nous avons toujours une caméra à la main pour filmer les joueurs et leurs nouvelles techniques de service, en Chine ou en Suède par exemple, ce qui nous permet de les analyser. »

Et cela ne se limite pas aux parties jouées. L’équipe montre aux enfants la montagne d’affaires oubliées par les joueurs à l’issue des tournois, ou encore les comportements répréhensibles repérés, pour leur faire prendre conscience des problèmes.

Au bout de cinq ans, ces actions ont commencé à porter leurs fruits. Mizutani Jun (28 ans), qui a remporté la première médaille de bronze japonaise en simple messieurs aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, a intégré la Hopes National Team en 2002. Ishikawa Kasumi aussi est une ancienne de l’équipe.

En 2008, un centre d’entraînement national a été inauguré à Tokyo, dans l’arrondissement de Kita. Les joueurs sélectionnés sont scolarisés dans un collège voisin et participent toute l’année à l’Académie d’élite du comité olympique japonais.

L’accent est mis sur la performance au niveau mondial. On souligne entre autres la nécessité de maîtriser l’anglais dans les compétitions internationales, avec par exemple la vidéo d’un footballeur de l’équipe nationale en train de protester en anglais contre une décision de l’arbitre.

Mizutani Jun, champion du Japon en simple messieurs en 2017, exalté de remporter son 9e titre, un record. (22 janvier 2017, Jiji Press)