Compacter le plastique pour un transport efficace et rationalisé

Dans ce projet expérimental, le débarquement sur le site est assuré par un chaland, navire à fond plat qui sert également de jetée et permet aux véhicules spéciaux et aux nettoyeurs d’accéder à la plage.

Yuzaki  Hidehiko, gouverneur de la préfecture de Hiroshima, arrive sur la plage par le débarcadère du chaland.
Yuzaki Hidehiko, gouverneur de la préfecture de Hiroshima, arrive sur la plage par le débarcadère du chaland.
Le maire d’Ôtake réceptionne un flotteur collecté par le président de la Nippon Foundation.
Le maire d’Ôtake réceptionne un flotteur collecté par le président de la Nippon Foundation.

Les 400 grands flotteurs passent de mains en mains avant d’être empilés près des embarcadères. Les déchets ayant dérivé sur des sites plus distants sont récupérés en un rien de temps grâce à des karts ou à des bennes.

La star de la journée est le « compacteur de plastique ». Les flotteurs sont en polystyrène et font chacun 3 kg environ ; soit un total de 1,2 tonne pour les 400 flotteurs. Mais trop encombrants pour être transportés, même dans des camions de 10 tonnes, l’idée est de les compacter au dixième de leur volume afin de pouvoir les charger sur un seul camion de 2 tonnes, ce qui réduit considérablement, les besoins en main-d’œuvre et le coût du transport, en mer comme sur terre.

Les flotteurs passent de mains en mains.
Les flotteurs passent de mains en mains.
Les karts qui se déplacent rapidement, même sur des terrains ensablés, jouent aussi un rôle important.
Les karts qui se déplacent rapidement, même sur des terrains ensablés, jouent aussi un rôle important.
Deux petits compacteurs spécialement conçus pour traiter le polystyrène ont été installés à l’arrière des camions chargés sur les embarcadères. Les grands monceaux de flotteurs sont traités les uns après les autres.
Deux petits compacteurs spécialement conçus pour traiter le polystyrène ont été installés à l’arrière des camions chargés sur les embarcadères. Les grands monceaux de flotteurs sont traités les uns après les autres.
Avant et après compactage. Dans les compacteurs le polystyrène n’est pas chauffé, il n’y a donc aucune odeur nauséabonde de plastique fondu. Le matériau ne se détériore pas ce qui facilite d’ailleurs le recyclage.
Avant et après compactage. Dans les compacteurs le polystyrène n’est pas chauffé, il n’y a donc aucune odeur nauséabonde de plastique fondu. Le matériau ne se détériore pas ce qui facilite d’ailleurs le recyclage.

Nettoyer c’est bien, ne pas générer de déchets c’est mieux

Après le nettoyage, Yuzaki Hidehiko le gouverneur de la préfecture de Hiroshima, a déclaré : « Vous avez vu notre action alors, souvenez-vous que générer des déchets est facile, mais que les gérer ensuite est ardu. »

Et Sasakawa, le président de la Nippon Foundation de souligner à son tour : « Les gouverneurs des quatre préfectures ont uni leurs efforts pour faire de Seto la plus belle mer intérieure de la planète. Profitons de cette action pour inciter les enfants à contribuer à un monde sans déchet. »

« Setouchi Oceans X » s’est donné pour objectif de réduire de 70 % le déferlement de déchets marins et d’augmenter de 10 % ou plus le taux de collecte. Le projet souhaite proposer toujours plus de solutions pour des nettoyages efficaces. La préfecture de Hiroshima ambitionne de réduire à zéro la production de déchets plastiques marins d’ici 2050.

Les petits morceaux sont transportés par bennes et séparés du sable grâce à un système de trieur à vent et de tamis vibrant.
Les petits morceaux sont transportés par bennes et séparés du sable grâce à un système de trieur à vent et de tamis vibrant.
Les techniciens stagiaires d’origine étrangère et les cosplayers de l’île d’Atata ayant participé à l’opération de nettoyage. Espérons que ce type d’initiative essaimera au Japon et hors de l’archipel.
Les techniciens stagiaires d’origine étrangère et les cosplayers de l’île d’Atata ayant participé à l’opération de nettoyage. Espérons que ce type d’initiative essaimera au Japon et hors de l’archipel.

(Reportage, texte et photos de Hashino Yukinori, de Nippon.com)