L’iftar est un plaisir !
Le soir, sa fille aînée rentre de l’école. Aïcha va également chercher ses plus jeunes enfants à la maternelle. Ce jour-là, les enfants se sont réunis dans la cuisine tandis que Ousseynou commençait à préparer l’iftar.
« L’iftar se divise en deux parties : immédiatement après la prière du coucher du soleil, nous mangeons d’abord des dattes et de l’eau, puis un léger petit-déjeuner composé de fruits et de pain. Car il ne faut pas être trop rassasiés au point de perturber la dernière prière de la journée ».
Ce jour-là, la prière après le coucher du soleil avait lieu avant 18 heures, et la « dernière prière de la journée » s’est tenue après 19 heures. Une fois cela fait, le dîner est préparé et la famille s’assoit autour de la table pour dîner.
Que déguste-t-on pour l’iftar ? Les pages du journal du ramadan contiennent des illustrations de gyôza, de hot-dogs, de pâtisseries daifuku aux fraises et d’autres choses. Il est amusant de constater que cela ressemble à ce que consomme n’importe quel enfant élevé au Japon.
Aïcha vend en ligne le journal du ramadan qu’elle a créé, les bénéfices étant reversés à la zakat (une œuvre de charité). C’est également une bonne action conformément aux enseignements islamiques. C’est en observant leurs parents que les enfants apprennent naturellement à vivre comme des « musulmans nés et élevés au Japon ».
« Au Japon, il est naturel pour les musulmans d’être différents de leur entourage. Mais c’est normal d’être différent, et j’espère qu’ils seront fiers de leurs différences et qu’ils y trouveront leur identité ».
(Reportage et texte d’Ôgitani Mika et Marwa Adly, de Nippon.com. Toutes les photos : Nomura Kazuyuki)




