« Washi », le papier japonais qui dure mille ans
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Le papier de la variété torinoko est surtout utilisé par les peintres de style Nihonga (littéralement « peinture japonaise »). Pour couper le bord des feuilles, on utilise le couteau et la règle spécialement conçus à cet effet que l’on voit ci-dessus.
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À gauche : les feuilles de papier sont détachées une par une du tamis (sukisu) en bambou. Au centre : le sukisu utilisé pour recueillir la pulpe en suspension dans l’eau est fixé sur un cadre (sukigeta) soumis à un mouvement régulier de va-et-vient d’avant en arrière. La pulpe est ainsi répartie de façon homogène en formant une feuille d’une épaisseur uniforme. À droite : ce travail (nagashizuki) est effectué traditionnellement en hiver avec les mains dans l’eau froide pour empêcher les bactéries de se développer et donner au washi sa rigidité emblématique en contractant ses fibres.
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Après avoir travaillé des années ensemble, ces deux ouvrières soulèvent une immense feuille de papier sans difficulté et avec des mouvements parfaitement synchronisés. Chaque feuille est séparée des autres par une bande de tissu de façon à pouvoir la détacher plus facilement une fois sèche. L’atelier est équipé d’une grue permettant de soulever le cadre très pesant utilisé pour les feuilles de grand format.
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Chiritori. Cette opération consiste à retirer les impuretés contenues dans les fibres d’écorces préalablement bouillies, les mains plongées dans l’eau froide. Les yeux exercés des artisans sont habitués à repérer les moindres particules indésirables et les plus infimes défauts des fibres.
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Des ouvrières penchées sur des bassines remplies de fibres de papier. Elles sont chargées d’éliminer à la main toutes les impuretés qu’elles repèrent. Elles passent ainsi des heures assises, bien emmitouflées pour éviter de prendre froid. L’atelier est en effet dépourvu de chauffage, mis à par un brasero où elles vont ranimer leurs doigts engourdis à force de rester dans l’eau glacée.
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Des feuilles de papier torinoko fabriquées à la main dans un atelier non chauffé, en plein hiver.
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Les outils indispensables à la fabrication du washi. Le cadre en bois de cyprès sur lequel est fixé un tamis en bambou permettant de séparer la pulpe de l’eau.
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