À la découverte des « kimarite », les spectaculaires techniques de sumo
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À partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, des matchs de charité étaient organisés au temple bouddhique Ekôin, à Ryôgoku (Edo). Précurseurs des tournois modernes, ils permettaient de financer les travaux de construction et de réparation du temple. Cette estampe d’Utagawa Kuniyoshi (1798–1861) dépeint une cérémonie d’entrée sur le ring des lutteurs. (Une collection de la Bibliothèque métropolitaine centrale de Tokyo)
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Illustration d’un uchigake (crochetage intérieur de la jambe), un des 48 kimarite, dans un ouvrage datant de l’époque d’Edo sur le sumo. (Avec l’aimable autorisation du journal Ôzumô)
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Komata-sukui (ramassage de cuisse) : faire chuter son adversaire en saisissant et tirant l’intérieur de la cuisse vers le haut pour le déséquilibrer (avec l’aimable autorisation du journal Ôzumô).
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Zubuneri (tordage de tête) : placer la tête contre la poitrine ou l’épaule de l’adversaire et saisir son bras ou son coude étendu pour le tirer au sol avec un mouvement de pivot de la tête.
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Amiuchi (lancer de filet de pêche) : saisir le bras étendu de l’adversaire avec les deux mains et le tirer pour le projeter en arrière, comme si c’était un filet de pêche.
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Sabaori (maquereau tordu) : saisir le mawashi de l’adversaire à deux mains et le forcer à s’agenouiller, le faisant ressembler à un maquereau (saba) avec le cou tordu.
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Ôsakate : saisir le mawashi de l’adversaire par-dessus l’épaule et le projeter en le soulevant. Le lutteur de rang sekiwake d’origine estonienne Baruto (à droite) remporte son match contre Kakizoe en utilisant ce kimarite inhabituel, le quatorzième jour du tournoi de janvier 2010. (Jiji Press)
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Tokkuri-nage : le rikishi Abi saisissant la tête et le cou de Satanoumi à deux mains pour le forcer à chuter, le sixième jour du tournoi de novembre 2021. Le nom de ce kimarite vient de l’utilisation du pouce et de l’index pour saisir le cou, à la façon d’une bouteille de saké tokkuri. (Jiji Press)
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Le lutteur de petit gabarit Mainoumi (172 cm et 96 kg), terrassant le géant Kotofuji (192 cm, 146 kg) avec un mitokoro-zeme au tournoi de septembre 1992. Aucun lutteur n’avait utilisé un tel kimarite en division makuuchi depuis le tournoi de mai 1955, le premier tournoi où les kimarite ont commencé à être annoncés. (Avec l’aimable autorisation du journal Ôzumô)
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Le dixième jour du tournoi de novembre 1968, Futagodake (à gauche) remporte la victoire contre Uminoyama grâce à un sotomusô. Futagodake maîtrisait également la variante uchimusô. (Avec l’aimable autorisation du journal Ôzumô)
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Au tournoi de mars 1972, Kotozakura (à droite) exécute un yaguranage, envoyant son adversaire Takanohana dans le public. (Avec l’aimable autorisation du journal Ôzumô)
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Au tournoi de juillet 2009, Asashôryû (à gauche), d’origine mongole, soulevant Harumafuji sur sa jambe et exécutant un yaguranage en le projetant à sa gauche. Interviewé après le match, Asashôryû a déclaré que la technique était aussi utilisée dans la lutte mongole et qu’il prévoyait depuis un certain temps de l’utiliser. (Jiji Press)
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