La venue des dieux en octobre : trois festivals de chars spectaculaires au Japon
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Au sanctuaire Futagami Imizu de Takaoka (préfecture de Toyama), le rituel tsukiyama, ou la construction d’un char en forme de montagne a lieu tous les 23 avril. Vestige de croyances anciennes, il continue à être érigé tous les ans.
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Le festival Mitsuyama du sanctuaire d’Itatehyôzu de Himeji (préfecture de Hyôgo) a lieu une fois tous les 20 ans. Trois énormes tours (mitsuyama siginife « trois montagnes ») sont construites en bois et décorées de tissus bariolés pour attirer les divinités de tout le pays. Ce festival date de 939, avant même la création des chars dashi.
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Trois mikoshi richement décorés défilent devant le sanctuaire, portés par les fidèles de sept quartiers, chacun portant un bandeau aux couleurs de son quartier.
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De longues bannières précèdent les chars à l’entrée du sanctuaire, accompagnées d’une danse du lion (shishimai) et un char appelé danjiri.
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Vue panoramique à partir du sommet d’Otabiyama vers la mer de Harima au loin. Les plus beaux points de vue sont des gradins réservés aux résidents et aux invités, mais même de loin, le festival offre un spectacle palpitant.
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Les nouveaux chars ne sont pas laqués les deux premières années, ce qui leur donne un aspect vénérable.
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Bien plus petits que les chars, les mikoshi sont hissés en l’air grâce à des bâtons de bambou. Chaque équipe tâche de hisser son mikoshi plus haut que les autres.
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Les mikoshi endommagés arrivent au sanctuaire d’Otabiyama où les prêtresses dansent pour les purifier .
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Les magnifiques brocarts dorés du char témoignent de la riche histoire de la ville.
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Plus les chars sont bousculés, plus on peut apprécier le regard foudroyant des dragons et le savoir-faire des brodeurs.
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Des douzaines de chars à tambour présentent un spectacle haut en couleur.
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Dans le passé, on enlevait les tentures décoratives pour que les chars puissent se heurter plus fort.
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Le char du quartier d’Asau arbore des décorations particulièrement remarquables. Le dragon doré sur le linteau est l’œuvre du maître sculpteur Hidari Jingorô XII.
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Des résidents de chaque quartier de la ville défilent, vêtus d’habits de festival qui rappellent l’époque d’Edo.
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Les orchestres du festival se mettent à jouer lorsque les lanternes sont allumées.
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Les acclamations de la foule sont en phase avec la musique entraînante du festival.
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