Avant que la célébration des anniversaires ne se généralise, le kazoedoshi était la manière traditionnelle de compter l’âge au Japon.

Un an de plus au Nouvel An

Au Japon, le kazoedoshi désigne la manière traditionnelle de compter l’âge d’une personne. Selon ce système, que l’on retrouvait également dans d’autres régions d’Asie de l’Est, chacun prenait un an au Nouvel An, et non le jour de son anniversaire. Les bébés étaient en outre considérés comme ayant déjà un an à la naissance. Ainsi, un enfant né vers la fin de l’année pouvait très rapidement être considéré comme âgé de deux ans.

Avec la modernisation du Japon à partir du XIXe siècle, cette coutume a progressivement décliné. Toutefois, l’adoption de lois en 1902 et en 1950 encourageant la population à abandonner le kazoedoshi témoigne de sa persistance. Aujourd’hui encore, certaines personnes y ont recours pour déterminer la date des cérémonies du Shichi-Go-San, destinées aux enfants de sept, cinq et trois ans, des célébrations du kanreki à 60 ans et d’autres étapes importantes de la vie, ainsi que pour les yakudoshi, les âges traditionnellement considérés comme portant malheur.