La version japonaise du riz sauté chinois châhan s’est hissée en tête d’une enquête consacrée aux plats de riz préférés des Japonais, devant les onigiri (boulettes de riz) et le katsudon (bol de riz garni d’une escalope de porc panée).

Plus populaire encore que les onigiri

Dans le cadre d’une enquête nationale menée en juin par Nichirei Foods auprès de 14 000 personnes, les participants ont classé leurs plats de riz préférés. Le châhan (riz sauté aux œufs) est arrivé en tête.

Les personnes interrogées pouvaient choisir plusieurs réponses parmi une liste de plats. Le châhan, associé à la cuisine chinoise au Japon, s’est nettement imposé (69,9 %) . Il devance de grands classiques comme les boulettes de riz onigiri (63,0 %), et le katsudon (60,1 %), qui est un bol de riz garni d’une escalope de porc panée. À noter que le châhan avait déjà occupé la première place dans les enquêtes de Nichirei Foods réalisées en 2020 et 2024.

Les plats de riz préféres des Japonais

Dans toutes les préfectures du Japon, les personnes interrogées s’accordent à considérer les œufs et le negi (poireau japonais) comme des ingrédients indispensables pour préparer un châhan à la maison. Le choix de la viande varie davantage, même si le porc prédomine, notamment sous forme de saucisses de type viennois japonaises, de jambon, de char siu ou de bacon. Côté légumes, le poivron vert, la carotte et la laitue figurent parmi les ingrédients les plus courants. Certaines particularités régionales se dessinent toutefois : du maïs doux à Nara et Wakayama, des pousses de bambou à Tochigi et Yamaguchi, des haricots verts et du zâsai (tiges de moutarde chinoise marinées) à Yamaguchi et Okinawa, ou encore des palourdes asari à Niigata. Dans les régions situées au nord de Tokyo, le nattô fait également son apparition, donnant naissance à une spécialité locale de riz sauté, le nattô châhan.

Le negi (poireau japonais) et des œufs sont des ingrédients indispensables pour le châhan (IllustAC)
Le negi (poireau japonais) et des œufs sont des ingrédients indispensables pour le châhan (IllustAC)

À l’échelle nationale, le coût moyen d’un châhan aux œufs préparé à la maison a été estimé à 297,2 yens (1,6 euro). Tokyo arrive en tête des préfectures les plus chères (avec 393,4 yens), devant Tokushima (362,9 yens) et Kanagawa (343,2 yens).

Si l’on examine la proportion d’habitants consommant du châhan au moins une fois par mois dans chaque préfecture, Kôchi arrive en tête avec 60,9 %. Des taux également élevés sont enregistrés à Ehime (59,0 %) et Shiga (58,7 %), ce qui laisse penser que ce plat de riz est généralement consommé plus fréquemment dans l’ouest du Japon.

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