Kyary au rang de « classique » de la J-pop en France

Lorsqu’un artiste japonais se produit à l’étranger, sa prestation est souvent vantée de façon quelque peu démesurée au Japon. Nous nous sommes donc adressés à une Japonaise installée à Paris pour prendre la véritable « température » de l’événement. Suzuka, présentatrice de la chaîne spécialisée dans la culture otaku japonaise Nolife, revient sur ce concert.
(Note : la chaîne Nolife n'existe plus depuis le 30 avril 2018.)
—Comment ce concert a-t-il été accueilli à Paris ?
SUZUKA Pour être honnête, les places ne se sont pas toutes vendues dès le premier jour, car Kyary Pamyu Pamyu commence seulement à avoir du succès. Mais comme la J-pop n’est pas encore très connue du grand public en France, on peut dire qu’elle s’est bien débrouillée. Lors de son concert gratuit en juillet 2012, pour sa première venue en France, le succès avait été tel que tout le monde n’avait pas pu entrer ; cette fois-ci, à mon avis, si les billets avaient été un peu moins chers, plus de jeunes auraient pu venir.
— On entend souvent dire que la J-pop a du succès en France…
SUZUKA Hmm… En fait, même sur notre chaîne (Nolife), nous avons du mal à faire de l’audience avec la J-pop. Ça attire beaucoup moins de téléspectateurs que les émissions sur les jeux vidéo. Mais il est vrai que, par rapport aux autres artistes de J-pop, Kyary a du succès. Nous passons ses clips dans nos émissions et, jusqu’à présent, ses cinq titres sont tous entrés dans le top 10 immédiatement après leur diffusion. Classés dans les vingt premières places pendant sept semaines consécutives, ils font même partie des « classiques ». Après Furisodeshon, Ninjaribanban marche bien, et je suis certaine que ce titre aussi va atteindre le rang de classique.

