« L’amour du jeans » jusque dans les moindres détails

Petit tour d’horizon des marques de jeans fabriquées à Kojima : des classiques comme Big John et Johnbull, mais aussi Betty Smith, pionnier des jeans pour femme, des marques prisées des plus célèbres select shops comme Dania Japan, et d’autres comme High Rock, spécialisé dans les pantalons « bush » ou Kapital et ses designs originaux. Entre toutes, la marque Momotaro Jeans de la sociéte Rampu-ya, pour qui la qualité de la production interdit toute concession, a séduit les amoureux de jeans du monde entier.

Le coton du Zimbabwe, aux fibres longues, permet d’obtenir une étoffe d’un tenant et solide.

Le secret de ce denim souple et confortable, qui vieillit à merveille en laissant apparaître des lignes blanches sur l’étoffe comme c’est le propre des jeans vintage, réside dans le coton du Zimbabwe. Lustré et doux au toucher, ce coton de qualité est généralement utilisé pour la confection de chemises de luxe. C’est avec un métier à tisser mécanique d’ancienne génération, à navette, qu’est fabriqué ce denim doté du liséré indissociable du denim selvage vintage. Afin d’obtenir cette texture inégale, pas absolument plane, Momotaro Jeans continue à utiliser les métiers à tisser anciens abandonnés avec le tissage industriel. En matière de teinture, outre l’indigo courant, les artisans teignent également des pièces à la main, avec de l’indigo naturel, pour obtenir un bleu typiquement japonais. Enfin, le rivet intérieur des poches arrière est orné du blason de Momotaro Jeans et la braguette à boutons décorée d’un symbole en forme de pêche (momo désignant ce fruit en japonais), autant de détails soulignant la recherche et le plaisir associés à la conception des jeans. Une qualité irréprochable et un design étudié, appréciés des consommateurs épris d’authenticité : la marque gère aujourd’hui quatre boutiques en propre, dont celle d’Aoyama à Tokyo, tout en étant distribuée dans plus de cent magasins à travers l’Archipel.

Le liséré du denim selvage est la marque de fabrique du denim vintage. Le plus grand soin est apporté aux détails, comme le blason imprimé sur les rivets intérieurs.

Momotaro Jeans éveille également un vif intérêt à l’étranger et, en 2010, une vente spéciale a été organisée en Thaïlande avec le grand magasin Isetan. Depuis 2011, la marque participe au salon de mode urbaine Capsule, à New York et Paris entre autres. « La beauté de l’indigo propre à Momotaro Jeans nous a attiré de nombreux commentaires positifs », révèle le responsable commercial de la marque, Tabuchi Tatsushi.

En 2011 a été créée la marque Japan Blue, davantage tournée vers l’international, et les deux gammes sont actuellement commercialisées dans soixante-dix boutiques à l’étranger.

Tabuchi Tatsushi de Momotaro Jeans

Depuis quelque temps, les demandes d’information en provenance de l’étranger affluent sur la page Facebook de la marque, qui envisage de diffuser par ce biais la présentation des nouvelles collections et autres informations destinées à la clientèle. M. Tabuchi attribue cet écho à « l’esprit dans lequel les produits sont fabriqués, étranger aux concessions. » Ce que recherche Momotaro Jeans, « c’est dépasser le cadre de la simple mode, pour devenir une marque à part entière de vêtements longuement portés et chéris. » Cet « amour du jeans » présent dans le moindre détail, tant pour les matériaux que la teinture et la confection, est partagé par les aficionados du monde entier.