Onagawa : la reconstruction est en bonne voie
Onagawa est, parmi toutes les régions que j’ai présentées ici, celle qui a été la plus proche de l’épicentre du tremblement de terre, mais aussi celle où l’on ressent le plus que la reconstruction est en bonne voie.
Cette ville abrite la centrale nucléaire de Tôhoku Electric Power et une ville de pêcheurs. Immédiatement après le séisme, on pouvait voir, comme partout ailleurs, les griffes profondes laissées par le tsunami (photos 7 et 8). Mais, en 2014, les quantités des prises de la pêche sont pratiquement revenues au niveau d’avant la catastrophe. Dans le port d’Onagawa, grâce à un financement du Qatar, des installations de congélation de 2 milliards de yens ont été construites. C’est le bâtiment blanc que l’on voit au fond sur la troisième photo (photo 9).
En parallèle, l’aménagement du littoral se poursuit. La terre destinée à remblayer est extraite du flanc arrière de la montagne où tous les arbres ont été abattus, à droite des installations de congélation. À l’heure actuelle, comme on le voit dans toutes les zones sinistrées du Sanriku, les montagnes sont creusées pour remblayer les terrains au-dessous du niveau de la mer. Mais les exemples comme celui d’Onagawa, où la reconstruction est en bonne voie, sont rares.
Dans les zones sinistrées du Sanriku, quatre ans après le séisme, les travaux de déplacement de la montagne dans des terres basses désertes se poursuivent inlassablement.
(Texte en japonais et photos de Wada Naoki. Photos de titre : zone urbaine de la ville de Kamaishi, 31 mars 2011 [à gauche] / 17 mars 2014 [à droite])
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