Des débuts particulièrement précoces et des rencontres déterminantes
Kôzai Hiroaki a vu le jour le 14 juillet 1988 dans la préfecture de Chiba. Bien que né sans membres inférieurs à cause d’une anomalie congénitale, il a été toujours très actif et passionné par le sport. Il attribue ce trait de son caractère à l’influence de son père, lui-même joueur de basketball du temps où il était étudiant. Un jour, sa mère a vu une annonce pour un match de handibasket organisé par l’équipe locale des Chiba Hawks. Le jeune garçon, qui avait alors 12 ans, est allé y assister en compagnie de son père. Au début, il a surtout été subjugué par les fauteuils roulants spécialement conçus pour le sport. « J’étais fasciné ! Ces fauteuils étaient tellement plus légers, rapides et maniables que les autres ! »
À cette occasion, Kôzai Hiroaki a rencontré un ancien joueur professionnel de première division du championnat de football japonais (Japan’s J. League), Kyôya Kazuyuki, qui s’est reconverti dans le handibasket à la suite d’une blessure de la colonne vertébrale due à un accident de voiture. Une véritable star de ce sport qui est à l’heure actuelle capitaine et entraineur adjoint de l’équipe du Japon. Ce jour-là, Kyôya Kazuyuki a fortement encouragé le jeune garçon à rejoindre les rangs des Chiba Hawks. Et celui-ci a été également remarqué par Oikawa Shinpei qui lui a proposé de lui donner des conseils pour s’entrainer.
Kôzai Hiroaki était encore au collège, en classe de quatrième, quand il a participé à son premier grand stage de formation organisé par Oikawa Shinpei à Sapporo, dans l’île de Hokkaidô. Parmi les instructeurs, il y avait le fameux entraineur de handibasket canadien Mike Frogley. Cette expérience a permis au jeune japonais de faire valoir ses qualités en tant que joueur tout en l’encourageant à continuer sur sa lancée.
Pendant le stage de Sapporo, Mike Frogley a conseillé à Kôzai Hiroaki d’aller s’entrainer avec lui aux États-Unis. Une idée que, sur le moment, l’adolescent a eu du mal à prendre au sérieux. Mais il l’a considérée d’un autre œil à partir du moment où il a commencé à jouer dans l’équipe du Japon des moins de 23 ans et à prendre conscience du niveau élevé des joueurs des autres pays du monde.

