Les minorités sexuelles et le divertissement

En décembre 2018, Toshimi a été mutée à la division cinématographique, c’est-à-dire au travail de producteur qui avait été la raison pour laquelle elle était entrée à Nippon TV.

« Il me semble toujours que ce n'est justement pas la sexualité qui définit le plus la nature des gens. Ces dernières années, on trouve souvent dans les films et les séries américaines des personnages qui appartiennent à diverses minorités sexuelles – policier transgenre, avocate lesbienne par exemple, sans que cela ne soit exceptionnel. Mais au Japon, on continue encore à s’intéresser à la sexualité des personnages des films et séries. J’espère que la présence de personnes de minorités sexuelles deviendra plus répandue et plus acceptée dans le monde japonais du divertissement aussi. »

Les yeux de Tanio Toshimi brillent quand elle parle de cinéma. Voici ses commentaires à propos du film chilien Une Femme fantastique de Sebastián Lelio, qui traite des minorités sexuelles.

« Le rôle principal dans ce film est jouée par Daniela Vega, une actrice transgenre. Dans le film, la mort de l’homme qu’elle aime l’amène à subir des discriminations et des traitements injustes, mais elle se bat pour faire reconnaître son amour, et elle-même. Le portrait qui est fait d’elle, lyrique et musical, est très émouvant. Ce film a été couronné par l’Oscar du meilleur film étranger. J’aime aussi beaucoup The Greatest Showman. C’est un film musical qui retrace la vie d’un homme qui a rencontré le succès en rassemblant des gens qui vivaient à l’écart de la société parce qu’ils n’étaient pas comme les autres sur le plan physique ou autre, et quand la femme à barbe chante This is me, je ne peux m’empêcher de pleurer. Cette puissante affirmation de soi me va droit au cœur. »

(Reportage et texte : Kuwahara Rika, Power News. Photos : Imamura Takuma)