Des études tournées vers l’avenir qui donnent à chacun « la faculté de vivre »

De plus, les milieux pédagogiques japonais se donnent aujourd’hui la tâche de formuler des programmes fournissant aux élèves « la faculté de vivre » qui est la clé de voûte des directives actuelles pour l’enseignement, à savoir des programmes qui permettent d’activer les connaissances que demandera la société de demain : apprentissage autonome et méthodologique, résolution de problèmes, application et utilisation efficace des savoirs.

En général, dans le programme du BI, les cours sont souvent centrés sur la rédaction de comptes rendus de travaux dirigés ou de dissertations ainsi que la discussion, méthodes bien proches de celles universitaires, qui exigent plus d'initiatives de la part des apprenants. Pour les élèves qui suivent le programme du BI, il est nécessaire d’avoir acquis certaines connaissances de base avant l’entrée dans le programme. Il correspond donc à un enseignement qui forme des personnes capables d’agir dans un environnement globalisé et d’y faire preuve de leadership.

C’est la raison pour laquelle le BI a attiré l’attention non seulement des écoles privées mais aussi des établissements publics, en tant que solution d’enseignement équilibrée, grâce à ses contenus basés sur l’activation des connaissances qu’exige le monde actuel, et qui répond aux transformations actuelles de la société.

Comment atteindre l’ambitieux objectif fixé par le gouvernement

L’objectif ambitieux que s’est assigné le gouvernement, porter dans les cinq ans à environ 200 le nombre d’établissements proposant à leurs élèves le BI, peut-il être atteint ?

Le premier obstacle est le recrutement d’enseignants BI capables d’enseigner en anglais, et que l’on suppose être des non-Japonais. Tout d’abord, le nombre d’enseignants étrangers habitant le Japon est limité dans l’absolu. Comparé au personnel enseignant des écoles internationales, qui bénéficie de dispositifs généreux en termes de traitements, de vacances et d’avantages sociaux, leurs homologues japonais ont des conditions moins favorables. Il sera difficile, en raison de contraintes légales et réglementaires, de favoriser uniquement ces enseignants étrangers qui travailleront dans des écoles japonaises offrant le BI.

Le ministère de l’Éducation japonais a abordé ce problème lors de discussions avec l’Organisation du baccalauréat international. Il a ensuite décidé de développer un programme de diplôme bilingue japonais, permettant d’enseigner une partie des matières en japonais. C’est celui-ci qui sera appliqué dans les établissements concernés.

Des enseignants japonais pourront par conséquent se charger d’une partie du programme et cela devrait faciliter son introduction dans les écoles japonaises, plus particulièrement dans les écoles publiques. De plus, il devrait aussi être possible d’utiliser les programmes Japan Exchange and Teaching (JET) mis en place par les collectivités locales pour embaucher des spécialistes étrangers de l’éducation en collaboration avec ces collectivités.