Intégrer le BI dans le système japonaise d’entrée à l’université

Une autre difficulté est d’imaginer le parcours des élèves. Si le BI est offert par 200 établissements, il concernera autour de 5 000 élèves. Pourra-t-on garantir à ces cinq mille élèves qu’il y aura assez d’universités reconnaissant la certifications en fonction des points obtenus ?

Le fait est qu’il y a aujourd’hui au Japon un plus grand nombre d’universités connaissant le BI que par le passé, et que certaines d’entre elles ont décidé de s’ouvrir aux étudiants l’ayant obtenu. Mais cela n’est cependant pas vrai de l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. Les universités nationales et certaines universités privées requièrent de ceux qui aspirent à y entrer la communication de leurs résultats aux tests du Centre national des admissions à l’université.

Les universités européennes et américaines acceptent comme indicateurs à prendre en compte pour décider de l’admission les points obtenus au BI parce qu’ils sont standardisés et ont une faible marge de fluctuation. Pourquoi ne pas s’en inspirer et élaborer une échelle permettant de les traduire en points des tests du Centre national des admissions à l’université ?

Une autre possibilité serait que les universités fixent chacune le nombre de points de BI requis pour autoriser l’accès à un examen d’entrée spécial. La clé pour faire en sorte que le BI s’étende réside probablement dans une attitude flexible de notre société, et le problème de la pénurie d’enseignants comme celui du parcours des élèves nécessite des aménagements exceptionnels de la réglementation s’appliquant aux écoles.

Imaginer que le BI se développe largement au Japon est difficile, mais quelques établissements scolaires ont déjà exprimé leur désir de participer au programme, et personne ne saurait nier qu’il attire l’attention.

Quoiqu’il en soit, si le monde japonais de l’éducation peut intégrer le BI comme un modèle possible d’enseignement, les Japonais accepteraient cette amélioration nécessaire en tant que programme éducatif adapté au contexte japonais après l’avoir assimilé.

Il est donc permis de penser que même si le BI lui-même n’est pas adopté, l’esprit du programme qu’il offre, ses concepts, vont se répandre au Japon avec la globalisation actuelle.

(D’après un original écrit en japonais le 7 octobre 2013)