Une activité à ne pas sous-estimer !

Elle souligne toutefois que l’apprentissage des mouvements complexes de la danse peut constituer un redoutable défi pour les novices japonaises. Contrairement aux femmes des pays où il existe une tradition de la danse du ventre, dit-elle, les débutantes japonaises, dépourvues de familiarité culturelle avec les mouvements propres à ce style de danse, doivent acquérir la souplesse et le contrôle musculaire indispensables pour exécuter les mouvements giratoires qui le caractérisent.

Le parcours de l’apprentissage est certes abrupt au début, dit-elle avec un sourire rassurant, mais toute personne résolue à aller de l’avant peut surmonter les obstacles initiaux et s’immerger dans le plaisir de la danse du ventre.

Farida, au bout à gauche, donne un cours de danse. (photo de Nippon.com)
Farida, au bout à gauche, donne un cours de danse. (Photo de Nippon.com)

Les bienfaits de la danse du ventre

Farida dit que, outre qu’elle met en valeur la féminité, la danse du ventre est très efficace pour se relaxer. Ses étudiants oscillent entre la trentaine et un âge plus avancé et proviennent d’un vaste éventail d’occupations, qu’elles soient femmes au foyer, employées de bureau, ou exercent une profession médicale ou autre. Beaucoup disent qu’elles aiment la danse parce qu’elle leur offre un moyen agréable d’échapper aux contraintes liées à la carrière ou à la vie à la maison.

La forme physique est un autre attrait. Farida entend souvent ses étudiantes lui demander si la danse du ventre va les aider à perdre du poids, à s’assouplir, ou à devenir plus sexy. Elle ne leur promet rien à cet égard, mais leur garantit que la pratique de la danse est en elle-même gratifiante, même si l’amélioration de la santé ou de la beauté à laquelle on aspirait n’est pas au rendez-vous. Elle déclare en outre qu’un des plus grands avantages de la danse du ventre réside dans son accessibilité et dans le fait qu’on peut l’apprendre à n’importe quel âge. « Il n’est jamais trop tard pour commencer ! », s’exclame-t-elle.

Pour développer son propre style de danse, dit-elle, elle s’est inspirée de personnages légendaires comme Soheir Zaki et Samia Gamal, qui ont enthousiasmé le public des salles de cinéma égyptiennes dans la seconde moitié du XXe siècle. Elle admire aussi le style vocal emblématique de la célèbre vedette de la chanson Oum Kalthoum.

En ce qui concerne l’avenir, Farida déclare que, si une opportunité se présente une fois que la pandémie sera derrière nous, elle est impatiente d’aller exhiber son talent de danseuse outre-mer, que ce soit en Égypte ou à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

(Texte et reportage de Nippon.com. Toutes les photos sont avec l’aimable autorisation de Farida Yumi, sauf mentions contraires)