« L’attaque frontale » de l’aide aux pays en développement
Qu’il s’agisse des bateaux de fortune qui traversent la Méditerranée ou des Rohingyas en provenance de Myanmar, devant des situations critiques, mon avis est que le Japon devrait raisonnablement prendre sa part du fardeau. Néanmoins, nous parlons bien de sauver de vrais réfugiés, pas d’accueillir n’importe quel immigré qui veut travailler au Japon.
L’ONU se trompe en essayant d’imposer un assouplissement des conditions de reconnaissance du statut de réfugié. Il est normal que notre pays exerce sa souveraineté nationale dans l’examen des demandes d’asile, sur une base humaniste, certes, mais en anticipant sur la réalité et la préservation de notre fierté nationale.
Je peux convenir que nous préparer à accueillir une main-d’œuvre étrangère pour compenser les effets de baisse rapide de notre population active, conséquence de la baisse de la natalité soit une nécessité si nous voulons préserver le niveau de l’activité économique japonaise. Certains députés et organisations économiques proposent d’accepter des immigrants à hauteur de 10 millions de personnes. Néanmoins, quand ces immigrants seront forcés de retourner dans leur pays d’origine après avoir travaillé et appris la langue pendant leur période de séjour au Japon, il ne fait aucun doute que les dépôts de dossiers de demande d’asile pour pouvoir rester travailler au Japon se multiplieront. Une procédure trop facile d’acceptation des travailleurs étrangers pourrait grandement perturber le système d’immigration de notre pays, qui devrait se préparer à subir d’importants désordres.
Le terme « réfugié » est apparu pour la première fois dans un dictionnaire japonais en 1943. C’est dire que le Japon « nation insulaire », aussi bien son gouvernement que sa population, n’a pas une grande expérience des problèmes que pose cette question. Mais je pense que notre pays devrait accepter plus de réfugiés et promouvoir l’émergence d’une société de coexistence ordonnée.
Le gouvernement japonais doit trouver plus rapidement les vrais réfugiés et les aider. En outre, il est indispensable qu’une large stratégie directe pour l’aide au développement et à la construction nationale soit mise en place afin que les habitants de ces pays puissent vivre chez eux.
(D’après un original en japonais publié le 14 juillet 2015. Photo de titre : des réfugiés du Myanmar au départ de l'aéroport de Bangkok pour le Japon. Jiji Press.)
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