La place de la France dans son cœur
Ce bel arrêt a également été un facteur décisif. Lors de l’annonce de la sélection pour la Coupe du monde, l’entraîneur Jamie Joseph a exprimé sa confiance en Matsushima comme premier choix au poste d’arrière. Le poste où le joueur dit depuis ses années de lycée qu’il peut tirer le meilleur parti de ce qu’il a.
« Je peux aller à gauche ou à droite, et je prends mes propres décisions lorsque je cours. »
L’expérience qu’il a acquise pour guider ses décisions a été renforcée au cours des deux années qu’il a passées en France. Il a maintenant l’occasion de montrer les fruits de son travail.
En fait, comme il l’avait exprimé dans une interview à 20 ans, avant même d’avoir intégré l’équipe nationale, la France est à l’origine du désir de Matsushima de jouer à l’étranger.
« Lorsque j’ai été sélectionné dans l’équipe nationale japonaise U-20 en deuxième année de lycée et que j’ai voyagé en France, j’ai joué contre des joueurs français du même âge, et ce que j’ai ressenti le plus, c’est la différence dans leur façon de penser. Plutôt que la force physique, la taille ou la vitesse de déplacement, ils étaient fondamentalement différents des joueurs japonais en ce qui concerne leur choix de jeu et leur façon de trouver des idées. Ça m’a fait comprendre que si je ne jouais pas à l’étranger, je ne serais pas capable de rivaliser au niveau mondial. »
Dix ans ont passé depuis ces paroles. Le Mondial s’est ouvert en France le 8 septembre, l’endroit qui lui a ouvert les yeux sur le monde, et où il s’est formé.
Il y a quatre ans, Matsushima avait déclaré que pour le prochain tournoi, il comptait bien remporter le titre de meilleur joueur. Pour sa troisième coupe du monde aujourd’hui, il est un atout incontesté de la sélection japonaise. (Voir le profil des 33 joueurs sélectionnés de l’équipe du Japon)
(Photo de titre : Matsushima utilise sa vitesse pour faire une percée contre les Fidji lors d’un test match, le 5 août 2023, au Chichibunomiya Rugby Ground, à Tokyo. Jiji Press)