Le calme du site et la palette de couleurs du jardin apaisent les esprits

Le jardin du Sôgen-chi a été conçu pour être vu depuis le temple, alors rien de mieux que de s’installer dans le Ôhôjô pour le contempler. Du Shoin (ou Kohôjô) voisin, on admirera le paysage des montagnes se reflétant sur l’étang. Empreint de la solennité du grand hall, on se sentira corps et âme en osmose avec le panorama qui s’offre, sublime, à la vue.

La statue de Shaka Nyorai Zazô, important bien culturel enchâssé dans le Ôhôjô, attend vos prières.
La statue de Shaka Nyorai Zazô, important bien culturel enchâssé dans le Ôhôjô, attend vos prières.
La visite commence avec le Kuri, on y découvre un impressionnant Daruma (Daruma-zu). Le personnage historique était un grand maître zen ayant voyagé de l’Inde à la Chine avant de fonder le bouddhisme zen.
La visite commence avec le Kuri, on y découvre un impressionnant Daruma (Daruma-zu). Le personnage historique était un grand maître zen ayant voyagé de l’Inde à la Chine avant de fonder le bouddhisme zen.

Si le jardin mérite qu’on s’y attarde, il ne faudrait pas oublier la salle du Daruma connue pour son immense peinture de plafond représentant un dragon dans les nuées (Unryû-zu), ainsi que son mausolée (Tahôden) dédié à l’empereur Go-daigo. Les moines s’adonnent au zazen, le Tenryû-ji est donc un lieu où règnent calme et sérénité et qui apaisent le cœur.

Lors de votre visite vous pourrez emprunter cet élégant passage qui mène du Shoin au Tahôden (entrée payante).
Lors de votre visite vous pourrez emprunter cet élégant passage qui mène du Shoin au Tahôden (entrée payante).
C’est ici que l’on célèbre l’empereur Go-Daigo. Les cerisiers pleureurs que l’on fit venir du mont Yoshino (préfecture de Nara) où il trouva la mort, veillent sur le mausolée (Tahôden) du défunt empereur.
C’est ici que l’on célèbre l’empereur Go-Daigo. Les cerisiers pleureurs que l’on fit venir du mont Yoshino (préfecture de Nara) où il trouva la mort, veillent sur le mausolée (Tahôden) du défunt empereur.

Dans le jardin Hyakka-en si prisé des visiteurs, serpente vers le portail nord un sentier bordé de fleurs et d’arbres. Le milieu naturel y est à son meilleur.

Le jardin abrite une grande variété de fleurs qui rivalisent de beauté. On y trouve des camélias, des hortensias et des hibiscus japonais qui fleurissent les uns après les autres, chacun à leur rythme. À chacune de vos visites vous pourrez goûter un spectacle différent.

De magnifiques cornouillers du Japon et azalées fushia (mi-mars)
De magnifiques cornouillers du Japon et azalées fushia (mi-mars)
Des fleurs de camélia fanées parsemant la mousse
Des fleurs de camélia fanées parsemant la mousse

En sortant du temple par le portail nord, on emprunte la « sente aux bambous ». Les rayons du soleil fusent et se glissent dans le feuillage que le vent fait danser. Les bambous semblent se dresser vers le ciel, la promenade est idyllique. Ce sera le cadre parfait pour se remémorer une dernière fois le Tenryû-ji.

Des bambous de 5 à 10 mètres de haut se dressent et bordent ce chemin qui a été classé paysage historique protégé de Kyoto.
Des bambous de 5 à 10 mètres de haut se dressent et bordent ce chemin qui a été classé paysage historique protégé de Kyoto.

Temple Tenryû-ji

  • Adresse : 68, Saga Tenryû-ji Kura-no-Bamba-chô, Ukyô-ku, Kyoto-shi, Kyoto-fu.
  • Horaires : 8h30 - 17h (les guichets ferment à 16h50).
  • Entrée : 500 yens pour les jardins (Sôgen-chi et Hyakka-en), 300 yens supplémentaires pour les salles (Ôhôjô, Shoin et Tahôden). L’accès au dragon Unryû-zu dans le Hôdô coûte 500 yens supplémentaires (uniquement les samedis, dimanches et jours fériés. Se renseigner pour les dates aux jours dédiés en automne, été et au printemps).
  • Fermeture : aucune
  • Accès : juste à côté de la gare « Arashiyama » sur la Keifuku Denkitetsu, à 13 minutes de marche de la gare JR « Saga-Arashiyama », à 15 minutes à pied de la gare Hankyû « Arashiyama ».

(Reportage, texte de Edit Plus. Photos : Edit Plus, sauf mentions contraires. Photo de titre : le mont Arashiyama et le jardin Sôgen-chi vus du Shoin. Photo prise en octobre-novembre. Avec l’aimable autorisation du Tenryû-ji.)