4/ Parc national de Kushiro-shitsugen
Le parc comprend le plus grand marais du Japon, qui englobe la rivière Kushiro qui traverse l’est de Hokkaidô et ses affluents, ainsi que les collines environnantes. La région est un habitat précieux pour de nombreuses espèces animales et végétales, notamment la grue à couronne rouge, qui a été désignée « monument naturel ».
Les marais ont longtemps été considérés comme inutiles en raison de la difficulté d’y cultiver, mais après la Seconde Guerre mondiale, en raison de pénuries alimentaires, les terres ont commencé à être utilisées, les villes se sont développées et les collines ont été coupées, ce qui a entraîné une réduction des marais et l’assèchement de la terre. Cela a conduit à un mouvement parmi les chercheurs locaux et les groupes environnementaux pour renouveler l’écosystème des marais. Ainsi, cet endroit est devenu le premier site Ramsar ou « zone humide d’importance internationale » enregistré au Japon en 1980. Il a été désigné comme parc national sept ans plus tard.
- Date de désignation: 31 juillet 1987
- Superficie: 28 788 ha
(Voir également notre article : [Galerie photo] Les grues du Japon de Kushiro)
5/ Parc national Daisetsuzan
Le parc national Daisetsuzan est centré sur le groupe volcanique de Daisetsu, qui comprend le plus haut sommet de l’île, le mont Asahi (2 291 mètres), et englobe la zone connue sous le nom de « toit de Hokkaidô », qui comprend les magnifiques sommets s’étendant du mont Tomuraushi aux chaînes de montagnes de Tokachi et d’Ishikari ainsi que les sources de deux des grands fleuves de la région.
Les couleurs de cette vaste zone sont particulièrement vives grâce aux plantes alpines qui y poussent, comprenant notamment des plantes indigènes de Daisetsuzan comme l’oxytropis du Japon et le lagotis yesoensis. Les couleurs vives ont conduit le peuple indigène des Aïnous à appeler cette région Kamuy Mintara, « le terrain de jeu des dieux ».
Le parc est également un trésor pour les créatures rares soutenues par l’habitat local, y compris le pika japonais, qui est un petit mammifère montagnard considéré comme une relique de la période glaciaire; le papillon Parnassius eversmanni daisetsuzanus; et le poisson « omble miyabe » (Salvelinus malma miyabei), originaire du lac Shikaribetsu.
- Date de désignation : 4 décembre 1934
- Superficie: 226 764 ha
6/ Parc national Shikotsu-Tôya
Le parc est centré sur le lac Shikotsu et le lac Tôya. Il présente un paysage composé de volcans et de formations volcaniques de différentes formes, notamment le mont Usu, le mont Yôtei et le mont Tarumae. Ce lieu peut vraiment être décrit comme un « musée du volcan vivant » en raison de la variété de l’activité volcanique dans la région, qui comprend de nombreuses sources chaudes et sulfureuses. Le parc abrite également le deuxième lac le plus profond du Japon, le lac Shikotsu, connu pour être le lac le plus septentrional à ne pas geler en hiver.
Le parc est accessible depuis le centre de Sapporo et l’aéroport de Chitose, et certaines des stations thermales les plus populaires de Hokkaidô sont situées dans la région, notamment Noboribetsu.
- Date de désignation : 16 mai 1949
- Superficie: 99 473 ha
Veuillez noter que les parcs nationaux du Japon comprennent également des terres privées et de nombreux résidents. Les parcs sont gérés de façon à préserver la nature tout en permettant la coexistence avec d’autres activités.
(Photo de titre : la chaîne de montagnes de Shiretoko en été. Photo avec l’aimable autorisation de la fondation Shiretoko Nature)







