De 1993 à 1999, l’entreprise produisait 100 000 unités par jour. Ce succès a engendré de la concurrence, mais comme l’engouement pour ces articles s’est par la suite peu à peu estompé, les concurrents d’Iwakô ont disparu un par un. « Mais nous avons continué à produire nos gommes sans désespérer, et notre travail acharné a commencé à porter ses fruits il y a une quinzaine d’années, explique-t-il. Actuellement, entre 200 000 et 250 000 gommes sortent chaque jour de notre usine. »

Shortcake aux fraises, assemblé à la main.
Sélection de gâteaux et de pâtisseries : on se croirait devant une vitrine de boulangerie !

« Made in Neighborhood »

Créer des gommes ludiques et bon marché : voilà l’idée d’origine d’Iwakô. Et c’est en travaillant au niveau local que la société parvient à rester fidèle à cette volonté initiale. Mis à part les prototypes et les moules en métal, toutes les autres étapes de la production, de la conception à l’assemblage en passant par l’emballage, sont réalisés dans l’usine et à proximité.

Des parties de gommes attendent d’être assemblées : à gauche des bananes, à droite des dinosaures.

Le président d’Iwakô explique le processus de production : « Nous envoyons d’abord les spécifications d’une nouvelle gomme à un artisan qui crée un prototype en cire. Après avoir peaufiné les détails du modèle, on fait fabriquer des moules en métal, ce qui prend généralement trois à quatre mois. On peut dire qu’ils représentent le cœur du processus de production. »

Une fois les moules prêts, ils sont remplis d’une matière thermoplastique semblable à du caoutchouc pour créer les différentes parties des gommes. Celles-ci sont ensuite assemblées en produits finis par une équipe de femmes travaillant à domicile dans le quartier de l’usine. Iwakô travaille actuellement avec les résidentes de 250 maisons près de son usine de Yashio.

Iwasawa insiste sur l’importance de garder la production au niveau local : « Les pièces de gommes s’usent si elles sont transportées au loin, c’est pourquoi toute la production est faite dans le quartier. C’est du “Made in Neighborhood”. Il est difficile de copier ce modèle d’entreprise et je pense que c’est probablement pourquoi nous n’avons pas beaucoup de concurrence. »

Pourtant, le président d’Iwakô insiste sur le fait que maintenir le prix à l’unité à 50 yens n’est pas chose aisée. « Les coûts des matériaux ont augmenté d’environ 70 % par rapport au début, dit-il. Mais nous sommes déterminés à maintenir nos prix bas afin que les enfants puissent acheter nos gommes. »