En 2002, Tani Mami, une étudiante japonaise de 20 ans, a été amputée de la jambe droite à la suite d’un cancer des os. Depuis, elle est équipée d’une prothèse qui lui a permis de participer à trois Jeux paralympiques, dans la discipline du saut en longueur. Tout en gérant avec énergie sa vie familiale, elle s’est préparée activement en vue des JO de 2020, à Tokyo, représentant le Japon dans la catégorie beaucoup plus exigeante du triathlon.

La première médaille d’or du Japon aux championnats du monde de paratriathlon

Tani Mami a un sourire chaleureux et communicatif. « On me dit souvent que j’ai un beau sourire », reconnaît la championne de paratriathlon. « Je ne peux pas m’empêcher de me sentir heureuse et reconnaissante pour les petites choses de la vie de tous les jours. Sans doute à cause de toutes les épreuves que j’ai traversées. Mes amis me font passer de merveilleux moments, et la beauté des fleurs me ravit l’âme. Je suis pleine de gratitude pour chaque instant que je vis en tant que tel et cela finit peut-être par transparaître sur mon visage. »

Tani Mami, une jeune femme au sourire irrésistible…

Le triathlon est sans conteste la plus éprouvante de toutes les disciplines paralympiques. Les triathlètes doivent en effet enchaîner trois épreuves d’endurance – natation, cyclisme et course à pied. Le paratriathlon est officiellement inscrit au programme des Jeux depuis Rio 2016.

Tani Mami remporte sa toute première course dans la catégorie PTS4 – paratriathlète présentant des déficiences modérées – lors des championnats du monde de triathlon de Rotterdam, en septembre 2017. C’est aussi la première fois qu’un paratriathlète japonais obtient une médaille d’or aux championnats du monde. Dans la dernière partie de la course, c’est avec toutes les peines du monde que la jeune femme doit conserver son avance, car c’est une discipline nouvelle pour elle. Mais à l’instant où, hors d’haleine et exténuée, elle franchit victorieusement la ligne d’arrivée, elle laisse place à ce visage souriant qui la caractérise.

Le sourire radieux de Tani Mami n’est pas le fruit du hasard. Il est le résultat du nombre incalculable de fois où elle a réussi à se relever après être tombée au plus bas.

Tani Mami lors de la démonstration de paratriathlon du parc maritime d’Odaiba (Odaiba kaihin kôen) de Tokyo, en octobre 2017. (Photo : Takemi Shûgo)