Un bateau de pêche peu ordinaire

C’est le bateau très endommagé, déguisé en bateau de pêche chinois mais identifié comme le Changyu 3705 nord-coréen, qui constitue la pièce centrale du musée. Les visiteurs peuvent regarder dans la poupe, par des portes qui avaient été installées pour permettre à un plus petit bateau de sortir pour débarquer des agents ou de la contrebande.

Un canot en caoutchouc pouvait être sorti par des portes spéciales installées dans la coque du bateau.
Vue à l’intérieur du bateau.

Le bateau est rouillé en raison de son séjour au fond de l’eau et il est criblé de balles. Une zone d’observation en hauteur permet aux visiteurs d’examiner la partie supérieure du bateau malgré les dégâts importants qu’il a subis et le fait que la timonerie et le mât avant aient été détruits durant l’échange de tirs. Des rails sont toutefois encore en place à l’endroit où un canon anti-aérien à double calibre de 14,5 mm – également exposé – était caché dans la structure derrière le pont.

Les impacts de balles racontent bien l’histoire de la bataille qui a envoyé le bateau par le fond.

La section finale du musée est réservée aux bateaux et aux avions composant les Garde-côtes japonais et donne des informations sur l’entraînement que son personnel doit suivre ainsi que sur les tâches qu’il accomplit.

Ces tâches quotidiennes ne consistent pas nécessairement en l’interception des bateaux espions nord-coréens… Le sauvetage des équipages des navires en détresse et la prévention du braconnage, de la contrebande et de la piraterie sont leurs plus importantes obligations.

Une brochure complète en anglais est disponible au bureau d’accueil ainsi qu’un dépliant en anglais détaillant l’exposition du bateau espion.

Musée des gardes-côtes japonais

  • Adresse : Base de prévention des catastrophes maritimes de Yokohama, 1-2-1 Shinko, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken 231-0001
  • Site web (en japonais uniquement)
  • Ouverture : de 10h à 17h. Fermé le lundi et les vacances de fin d’année.
  • Frais d’entrée : gratuit

(Article écrit à l’origine en anglais. Photo de titre : la coque du Changyu 3705.)