Des atouts à faire valoir dans la globalisation
Les entreprises japonaises qui auparavant était très méfiantes au sujet des rachats par les entreprises étrangères ont récemment modifié leurs vues à cet égard. Les entreprises en proie à des problèmes de gestion insolvables et résignées au dépôt de bilan, considèrent maintenant d’un œil ravi l’alternative d’avoir leurs capitaux technologique et humain exploités, ainsi que production et emplois préservés grâce aux compagnies à capitaux étrangers. En outre, même après leur rachat, elles sont imposées comme personnes morales locales et contribuent ainsi au PIB japonais. D’une façon plus large, en dehors de l’électronique grand public, les industries manufacturières du Japon sont aussi en train d’opérer une énergique mutation de fonds.
Durant l’exercice 2011, le montant des fusions et acquisitions des compagnies étrangères par des compagnies japonaises a doublé par rapport à l’exercice précédent pour atteindre 7 326,4 milliards de yens, leur nombre augmentant également de 20% avec 474 opérations, résultats historiques dans les deux cas (Etude réalisée par la SA Recof). Et cela, au moment de l’envolée historique du yen.
En résumé,dans l’industrie japonaise actuelle, tandis que certaines entreprises sont secourues par les capitaux étrangers, à l’image des fabricants d’électronique grand public, un nombre croissant de compagnies se lancent dans une politique de développement mondial par acquisition de firmes étrangères. J’ai le pressentiment que l’époque de l’internationalisation par simple implantation d’un bureau ou d’une filiale est révolue et que l’on va assister à l’émergence d’un grand nombre d’entreprises mondiales, qui vont disposer leur moyens de production, leurs réseaux de distribution et leurs forces de vente en des points stratégiques globaux afin d’optimiser leur gestion. Dans quelques années le paysage industriel devrait avoir radicalement changé.
(Texte original japonais écrit le 18 juin 2012. Photo en arriere-plan du titre : AFP)