Un adulte sur cinq développera un diabète de type 2 ou est à risque de le développer
De grandes entreprises et des réseaux coordonnés de soins ont récemment lancé de très intéressants programmes destinés à prévenir et à éliminer le syndrome métabolique utilisant les technologies de l’information. Un réseau de soins coordonnés offre notamment à ses membres ayant besoin de conseils spécifiques d’enregistrer le suivi ou le non-suivi d’un régime destiné à faire perdre du poids, l’évolution de celui-ci par tranche de 100 grammes, et les conseils de nutritionnistes pour améliorer les habitudes de vie par courrier électronique. Dans le cadre de ce programme, le succès en matière de perte de poids est lié au succès de l’amélioration des habitudes de vie. Les informations les plus récentes, qui datent de mars 2013, montrent que plus de 90 % des participants à ce programme s’y tenaient, et que plus de 70 % d’entre eux s’étaient débarrassés de leur SMet. De plus, les dépenses médicales annuelles des participants avaient en moyenne diminué de 20 000 yens.
Les personnes concernées par le SMet ont un risque plus élevé de développer un diabète de type 2, qui peut conduire, s’il n’est pas soigné, à des problèmes vasculaires cardiaques et cérébraux, à la dialyse, et à la perte de la vue. De récentes recherches ont aussi établi que le diabète de type 2 augmente le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Il est donc important de prévenir l’aggravation de ce diabète. Selon une enquête du ministère de la Santé, un adulte sur cinq est à risque de souffrir de diabète de type 2 ou de présenter les symptômes y conduisant.
Lorsque ce diabète s’aggrave, les patients ont souvent besoin d’être dialysés, un traitement qui exige une dépense médicale annuelle de l’ordre de cinq millions de yens. Selon la Société japonaise de dialyse, il y aurait chaque année environ 17 000 nouveaux patients dialysés en liaison avec un diabète de type 2. En supposant que l’on parvienne à empêcher que ces patients aient besoin de dialyse grâce à des initiatives pour prévenir l’aggravation de cette maladie, cela contribuerait à faire diminuer les dépenses médicales de plus de 80 milliards de yens par an.
Le Japon est le pays de l’OCDE où le cancer est le moins dépisté
Selon une estimation du Centre national du cancer, un Japonais sur deux souffrira de cette maladie dans sa vie. Étant donné que plus de la moitié des cancers qui se déclarent sont liés aux habitudes de vie (alimentation et tabagisme), on sait que l’on pourrait prévenir 60 % des cancers masculins et 30 % des cancers féminins. Il est donc important de prévenir le cancer en améliorant les habitudes de vies de chacun. Les chances de survie sont bien meilleures lorsque le cancer est dépisté à un stade précoce, et cela contribue aussi à la maîtrise des dépenses médicales. À cet égard, faire régulièrement des examens de dépistage est considéré comme une méthode efficace.
Mais au Japon, seules 40 % des personnes à qui un dépistage est offert en profitent, un taux faible comparé aux autres pays de l’OCDE, où il se situe entre 50 et 80 %, ce qui pose problème. Un des objectifs du « Plan de base pour promouvoir des mesures contre le cancer » est de porter ce taux à 50 % d’ici à l’exercice 2016, un but qui ne sera pas facile à atteindre.
Comment faire pour y arriver ? Selon une étude menée par la préfecture métropolitaine de Tokyo à ce sujet, les dépistages se font avant tout sur le lieu de travail, ou dans le cadre de campagnes organisées par les municipalités. Augmenter la participation à ces deux types de dépistages devrait améliorer le taux global de dépistage. On sait aussi que les dépistages sur le lieu de travail sont plus suivis grâce à la participation des médecins du travail. En ce qui concerne les dépistages organisés par les municipalités, la participation est meilleure lorsque les personnes concernées reçoivent des courriers personnalisés leur rappelant le jour et l’heure.
Si l’on veut maîtriser les dépenses médicales, il faut veiller à ce que chaque Japonais fasse des efforts dès sa jeunesse pour mener une vie saine, et à ce que chacun tire parti des différents dépistages offerts, et il est essentiel de réagir immédiatement si un examen détecte un problème. Agir ainsi permettra de conserver la santé jusqu’à un âge avancé, et donc de contrôler l’augmentation des dépenses des soins de dépendance. Le gouvernement, les assureurs, les fournisseurs de soins et les entreprises doivent unir leurs savoirs en se basant sur les initiatives qui ont marché et aux résultats des recherches afin de créer un organisme qui s’occupe globalement de la prévention pour tous les Japonais, et ainsi bien prendre le tournant de 2025.
(Extrait de l'original en japonais du 6 octobre 2014. Photo de titre : Jiji Press)
(*1) ^ La « réduction des dépenses inutiles » comprend la généralisation des médicaments génériques, la prévention des consultations multiples et du recours à plusieurs médecins pour un même problème, la prévention de la fraude aux prestations de la part des fournisseurs de soins et des patients, et enfin la mise en place de mesures pour empêcher les patients de trop consulter quand ils bénéficient de la gratuité des soins.
