Et maintenant, goûtons pour comparer !

Qu’en est-il vraiment de la qualité des substituts de viande que l’on trouve sur le marché ? Nous avons choisi trois produits parmi ceux disponibles et les avons gouté tout en les comparant avec de la vraie viande.

Jambon pané à la viande de soja

(produit : Maru de oniku ! « Vraiment viande ! » ; marque : Itô Ham ; prix : 408 yens, soit 3,1 euros)

(Photo de l'auteur)
Photo de l’auteur

Itô Ham est un important fabriquant de jambon et saucisses. Toute la série Maru de oniku ! (Vraiment viande !) est évaluée comme étant de haute qualité en tant que substitut de viande, et le jambon pané à la viande de soja est une fidèle reproduction du vrai jambon pané. On le goûte.

Le substitut de viande est juteux, reproduit bien la consistance moelleuse, et n’est pas du tout inférieur au vrai jambon. La finition est telle que l’on ne saurait distinguer la fausse viande de la vraie si on ne nous le disait pas. Le prix est plutôt élevé, 400 yens (3,1 euros) pour trois tranches, mais cela reste abordable.

Hamburger au soja

(produit : Soy Mos Burger ; marque : fast-food MOS Burger ; prix : 390 yens, soit 2,9 euros)

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Le « Soy Mos Burger » est un produit qui imite le classique Mos Burger de cette grande chaîne de fast-food. On le goûte.

La sensation en bouche et l’aspect sont comparables à l’hamburger classique. On ressent néanmoins un petit arrière-goût de soja, donc différent du produit original. Le prix est le même que pour l’hamburger classique, à 390 yen (2,9 euros). À recommander si l’on veut essayer un substitut de viande facile à trouver.

Fines tranches de viande de soja

(produit : NEXT Kalbi 1.1 ; marque : Next Meats ; prix : 429 yens, soit 3,2 euros)

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Les produits de viande hachée, comme les hamburgers, sont nombreux parmi les substituts de viande, mais le NEXT Kalbi 1.1 de Next Meats se positionne face aux produits carnés tels que le kalbi (fines tranches de côtes de bœuf dans le style des barbecues coréens yakiniku). On le goûte.

On pourrait penser qu’il est assez ambitieux qu’un tel produit veuille se rapprocher d’une vraie tranche de côte de bœuf, mais contre toute attente, le goût est semblable au kalbi... et l’est encore davantage une fois trempé dans une sauce pour yakiniku. Le léger arrière-goût du soja est certes présent, mais sans celui de la graisse que l’on trouve dans la majorité des vraies viandes et qui peut dérouter certains.

Ces trois essais se sont avérés bien au delà de nos attentes de par la bonne qualité des produits.

Surpasser le goût de la vraie viande ?

Pour M. Makino, il faudrait rendre le goût des substituts de viande encore plus délicieux si l’on veut que le marché se développe plus rapidement au Japon et dans le monde.

« Notre plus grand défi est de se rapprocher du savoureux goût de la viande, et même de le dépasser, grâce à la combinaison de la mécatronique et la biotechnologie. »

Next Meats explique toutefois que ce projet rencontre de nombreux obstacles.

« Que le prix soit supérieur à celui de la viande et qu’on ne puisse pas s’en procurer facilement partout font partie de la problématique. Il est difficile d’en trouver en dehors de la région de Tokyo. Au niveau des prix, le coût de la production baissera suite à la construction de notre nouvelle usine. »

Next Meats tente également de faire comprendre davantage les relations de cause à effet entre l’élevage du bétail et les problèmes environnementaux.

« Encore très peu de personnes au Japon connaissent le lien entre l’élevage excessif du bétail et les changements climatiques. Nous partageons ces informations principalement par le biais des réseaux sociaux, mais nous pensons que ce n’est pas plus mal de commencer par donner envie aux gens de goûter aux substituts de viande avant de commencer à leur expliquer le lien avec la nature. »

D’autres produits autres que ceux de Next Meats sont présents sur le marché et d’un niveau tout à fait honorable en tant que substituts de viande. Si ceux-ci arrivent, à l’avenir, à se rapprocher davantage du goût de la viande tout en étant moins chers, nul doute que nous les verrons de plus en plus sur les tables des Japonais.

(Photo de titre : des produits à base de soja dans le rayon viande d’un supermarché de la chaîne. © Itô Yôkadô)