Emballer sa boîte-repas
Le découper dans des formes bien définies réduirait l’éventail de ses possibles utilisations. Malin, ce morceau de tissu carré, qui à première vue ne paye pas de mine, peut se transformer comme par magie. Et les façons de nouer un furoshiki sont nombreuses. La méthode basique pour envelopper un bentô est universelle. De petits nœuds aux coins permettent d’étirer le tissu, et attachés les uns aux autres, forment des poignées. Pratique pour le transport, non ? Cela a l’air compliqué mais ce ne sont que des gestes simples mis bout à bout. Si vous avez déjà l’habitude de nouer des furoshiki pour en faire un sac à provisions, vous prendrez très vite le coup de main.
Un objet qui apporte du réconfort
Le furoshiki peut parfois rendre de nombreux services et vous sauver la mise. Un nœud fait en tirant les deux extrémités du tissu dans des directions opposées s’avèrera plus solide qu’un ruban adhésif et créera une sorte de lien par pression. Mais un furoshiki ne sert pas uniquement à envelopper ou à nouer. Il étreint les objets qu’il contient, les berce délicatement mais avec force.
Enroulez vos bras autour de vous-même ; voilà, le furoshiki est un peu comme ça. Ses utilisations varient en fonction de la force avec laquelle il est noué, tenu, porté sur le dos ou transporté.
Si vous ne savez pas comment faire un nœud en particulier, essayez d’utiliser vos mains pour l’usage que vous devez faire de l’objet et retranscrivez vos gestes sur votre furoshiki.
L’origine du mot
Mais d’où vient le mot furoshiki ? Son étymologie serait peu claire. Malgré tout, il y aurait plusieurs théories et interprétations qui expliqueraient son origine. Pour certains, le furoshiki était utilisé en tant que pièce de tissu pour s’asseoir tout en se prélassant dans l’équivalent d’un sauna. En effet, furo veut dire « bain et shiki vient de shiku qui signifie « étendre ». À l’époque d’Edo (1603–1868), le furoshiki désignait alors un tissu utilisé pour transporter ses affaires pour se rendre aux bains publics, ce qui semble l’explication la plus plausible.
En dehors du bain, le furoshiki pouvait également être utilisé pour voyager ou faire ses courses, ou encore par des colporteurs qui allaient de ville en ville avec leur marchandise. Cependant, à l’époque d’Edo, plus personne ne se déplaçait en emmenant ses affaires avec soi. Quelques emplettes en chemin ? Pas de problème ; suffisamment profondes, les manches furisode du kimono faisaient parfaitement l’affaire. Ou la ceinture obi, ou encore sous le couvre-chef en tenugui ; bref, il y avait toujours un moyen. Mais pour se rendre aux bains publics, il fallait des vêtements de rechange, cela était donc beaucoup plus volumineux. Un peu comme un baluchon, le furoshiki était donc très pratique pour y mettre toutes ses affaires.
Avec un furoshiki plié et glissé dans votre sac, vous aurez l’esprit tranquille, pour parer à n’importe quel imprévu. Vous avez fait trop d’achats ? Le furoshiki se transforme en sac et pourra même vous permettre de porter des charges lourdes sur votre dos. Ce tissu saura aussi vous protéger contre le vent et la pluie.
Aujourd’hui, on peut trouver des furoshiki dans de nombreux magasins. Ses innombrables utilisations possibles facilitent l’indépendance et la capacité de faire beaucoup de choses par soi-même. Enfin, n’hésitez pas bien sûr à en offrir en cadeau !
(Toutes les photos : © Yokoyama Isao, avec la participation du mannequin Takino Asami)





