Jônangû : un spectacle tout en rose
Le sanctuaire Jônangû a été construit en 794 pour protéger des invasions dans la partie méridionale de la ville. C’est également à cette époque que la capitale impériale a été déplacée vers l’actuelle Kyoto. La conception des jardins a bien plus tard été confiée à Nakane Kinsaku (1917–1995), déjà connu comme l’auteur des jardins du musée d’art d’Adachi, à Yasugi (préfecture de Shimane), et du jardin Tenshin-en du musée des beaux-arts de Boston. Les jardins du Jônangû dépeignent cinq thèmes distincts et sont conçus pour que les fleurs et autres plantes puissent être appréciés tout au long de l’année. Le jardin Haru no Yama (« montagne du printemps ») est particulièrement remarquable pour ses 150 pruniers.
Les visiteurs du jardin Haru no Yama peuvent admirer les arbres en fleurs avec la douce musique du ruisseau qui coule dans le jardin. Le jardin prend diverses allures ; à l’ouest, le visiteur se trouve nez à nez avec une tapisserie camaïeu de rose, formée par les différentes branches des arbres en pleine floraison qui se chevauchent. Ce spectacle devient plus élégant encore, comme prenant vie, lorsque les longues branches se balancent au gré de la brise. Au nord-est, place aux camélias, une autre fleur printanière. Le rouge vif des camélias, le vert de la mousse et les touches de rose des fleurs de pruniers forment un spectacle quasiment pictural.






