Des plaisirs du matin que vous ne trouverez qu’à Kobe

Plus loin, au deuxième point d’observation, vous pourrez vous adonner à la randonnée, élément incontournable de la culture de la ville de Kobe. Prenez l’escalier de pierre à droite la cascade Ontaki et arrêtez-vous devant le café séculaire Ontaki. Après une petite collation, marchez encore environ cinq minutes. Vous êtes arrivé au deuxième point d’observation. Il offre une vue imprenable sur la ville et la mer.

Deuxième point d’observation
Deuxième point d’observation
Une vue à couper le souffle sur la ville de Kobe
Une vue à couper le souffle sur la ville de Kobe

Arrivé au point d’observation, vous verrez des panneaux indiquant l’emplacement de séances quotidiennes de gymnastique matinales. Il y a aussi une cabane où les grimpeurs peuvent écrire quelques mots dans un livre d’or. À Kobe, ceux qui vivent au pied de la montagne aiment à faire de l’exercice en grimpant ici chaque matin pour s’étirer au son de la musique. Au moment de notre reportage, une femme adepte de ces séances de gymnastique matinale depuis plusieurs dizaines d’années était sur le point de faire sa 20 000e visite !

Du jambon et des œufs, c’est le petit déjeuner que propose le café Ontaki, un repas copieux qui pourrait tout aussi bien trouver sa place dans un café du centre-ville et qui montre à quel point la randonnée fait partie intégrante de la vie à Kobe. En fait, les zones à proximité de parcours de randonnée de ce type sont densément peuplées et nombreux sont celles et ceux qui, lorsque le temps le permet, n’hésitent pas à se réveiller un peu plus tôt pour aller prendre un bol d’air frais dans les collines, un phénomène plutôt rare inhabituel dans les villes japonaises. Après avoir fait un peu d’exercice, un café et/ou un petit déjeuner en pleine nature, ils se rendent sur le lieu de travail.

Il est rare de pouvoir profiter de ce genre de petit plaisir dans une ville de la taille de Kobe. La ville a su intégrer la culture de la randonnée importée au XIXe siècle par les habitants du quartier étranger de la ville.

Le salon de thé Ontaki, fondé en 1915. Il n’est pas rare de voir des clients contempler le paysage en buvant une bière.
Le café Ontaki, fondé en 1915. Il n’est pas rare de voir des clients contempler le paysage en buvant une bière.
Rien de tel qu’un bon café au son mélodieux de la cascade pour échapper au brouhaha de la ville.
Rien de tel qu’un bon café au son mélodieux de la cascade pour échapper au brouhaha de la ville.

À environ un quart d’heure de marche le long du sentier de randonnée se trouve le barrage Nunobiki Gohonmatsu, très prisé des passionnés d’histoire et d’ingénierie. Construit en 1900, c’est le premier barrage-poids en béton au Japon. Élément majeur de l’histoire des structures composant le réseau hydraulique de Nunobiki, il a été désigné Bien culturel important.

Le réservoir situé derrière le barrage contient 600 000 mètres cubes d’eau puisée dans les cascades de Nunobiki. Filtrée à travers le granit du mont Rokkô, cette eau gorgée de minéraux avait la particularité de résister aux longs voyages en mer et de conserver longtemps sa saveur intacte. Autrefois, elle était donc très prisée par les marins à bord de navires étrangers.

Si vous n’êtes pas pressé par le temps, venez admirer les cascades de Nunobiki. Vous ne le regretterez pas !

Les Gohonmatsu Kakuredaki, ou « chutes cachées », ne sont visibles que lorsque le niveau d’eau du réservoir est suffisamment élevé pour ouvrir le déversoir du barrage.
Les Gohonmatsu Kakure-daki, ou « chutes cachées derrière les cinq pins », ne sont visibles que lorsque le niveau d’eau du réservoir est suffisamment élevé pour ouvrir le déversoir du barrage.
Le barrage de Nunobiki
Le barrage de Nunobiki
Le sentier se poursuit bien au-delà du réservoir de Nunobiki, un endroit idéal pour les passionnés d’oiseaux.
Le sentier se poursuit bien au-delà du réservoir de Nunobiki, un endroit idéal pour les passionnés d’oiseaux.

(Reportage, texte et photos de Nippon.com. Avec l’aimable coopération de l’Office de tourisme de Kobe)