Au Japon, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1945, et 80 ans plus tard, Takaichi Sanae devenait la première femme Premier ministre : petit retour sur les grandes dates qui ont marqué l’histoire des femmes en politique.
Les étapes importantes pour les femmes dans la politique japonaise
Décembre 1945 : Les femmes obtiennent le droit de vote au terme d’un amendement de la législation électorale.
Avril 1946 : Lors de la première élection après-guerre, 39 femmes sont élues, représentant un pourcentage de 8,37 % sur un total de 466 parlementaires.
Juillet 1960 : Nakayama Masa est nommée ministre de la Santé et des Affaires sociales par le Premier ministre Ikeda Hayato, devenant la première femme au gouvernement japonais.
Juillet 1962 : Kondô Tsuruyo est nommée ministre d’État de la Science et de la Technologie par le Premier ministre Ikeda, devenant la deuxième femme à faire partie de l’équipe gouvernementale japonaise.
Novembre 1984 : Après un hiatus de 22 ans, Ishimoto Shigeru devient la troisième femme à entrer au gouvernement japonais, au poste de ministre d’État de l’Environnement, sous le gouvernement du Premier ministre Nakasone Yasuhiro.
Septembre 1986 : Doi Takako est élue cheffe du Parti socialiste, devenant la première femme à diriger une formation politique nationale au Japon.
Juillet 1989 : Le Parti socialiste, avec Doi Takako à sa tête, remporte une victoire majeure à l’élection de la Chambre des conseillers.
Août 1989 : Le gouvernement du Premier ministre Kaifu Toshiki inclut deux femmes : Takahara Sumiko au poste de ministre d’État de la Planification économique et Moriyama Mayumi en tant que ministre d’État de l’Environnement.
Août 1993 : Doi Takako devient la première femme porte-parole de la Chambre des représentants.
Février 2000 : Ôta Furuse est élue gouverneure de la préfecture d’Osaka, devenant la première femme à occuper ce poste.
Avril 2001 : Tanaka Makiko devient la première femme ministre des Affaires étrangères, nommée par le Premier ministre Koizumi Jun’ichirô.
Juillet 2004 : Ôgi Chikage devient la première femme présidente de la Chambre des conseillers.
Septembre 2005 : À l’issue des élections générales, 43 femmes sont élues. Le record, 39, datait de 1946.
Septembre 2008 : Koike Yuriko devient la première femme à se présenter en tant que candidate à la présidence du Parti libéral démocrate (PLD). Elle termine troisième sur cinq, Asô Tarô remportant largement le scrutin.
Juillet 2016 : Koike Yuriko est élue gouverneure de Tokyo. Ce poste n’avait jamais été occupé par une femme.
Septembre 2016 : Renhô est élue présidente du Parti démocrate, devenant ainsi la première femme à diriger la plus importante formation d’opposition du Japon depuis Doi Takako.
Mai 2018 : Un projet de loi invitant organisations et partis politiques à tout mettre en œuvre pour présenter un nombre égal de candidats masculins et féminins est approuvé et promulgué lors d’une réunion de la Chambre des conseillers. Le texte ne prévoit aucune sanction.
Septembre 2021 : Takaichi Sanae et Noda Seiko se présentent en tant que candidates à la présidence du PLD. L’élection est remportée par Kishida Fumio.
Septembre 2024 : Parmi les neuf candidats à la présidence du PLD, trois sont des femmes : Takaichi Sanae, Kamikawa Yôko et Noda Seiko. Takaichi Sanae remporte le premier tour, mais Ishiba Shigeru est vainqueur au second tour.
4 octobre 2025 : Takaichi Sanae est élue présidente du PLD, devenant ainsi la première femme à diriger le parti.
21 octobre 2025 : Takaichi Sanae devient Première ministre du Japon au terme d’un vote à la Diète. Aucune femme n’avais jamais occupé ce poste. Le même jour, elle nomme Katayama Satsuki, ministre des Finances du pays, première femme responsable de ce portefeuille.
(Photo de titre : Takaichi Sanae, au centre, après avoir été élue Première ministre, à la Chambre des représentants, le 21 octobre 2025. Reuters)







