Osechi, la cuisine traditionnelle du jour de l’An trouve son origine, dit-on, dans les cérémonies officielles organisées à la cour impériale depuis l’époque de Heian (794-1185). Véritable concentré de la sagesse des anciens, elle contient tous les ingrédients nécessaires pour passer une année en bonne santé.
Osechi, la sagesse des anciens pour passer une année en bonne santé
L’origine de l’osechi remonte, dit-on, aux cérémonies officielles organisées à la cour impériale depuis l’époque de Heian (794-1185). À l’époque de Muromachi (1336-1573), au jour de l’An, le peuple offre à son tour aux divinités des amuse-bouche de fête baptisés kuitsumi, composés d’algues kombu, de châtaignes et d’autres aliments secs disposés sur un plateau en bois blanc, le sampô. C’est également à cette époque que les plats typiques du jour de l’An, comme le bouillon zôni, commencent à se populariser. Dans la deuxième moitié de l’époque d’Edo (1603-1868), les aliments secs sont réhydratés et bouillis pour être consommés. C’est ainsi qu’apparaît l’osechi que nous connaissons aujourd’hui.
La cuisine osechi traditionnelle se compose de quatre plateaux (plus souvent trois plateaux aujourd’hui). Le premier représente le printemps, le deuxième l’été, le troisième l’automne et le dernier, l’hiver, avec des mets évoquant chaque saison. Des hors-d’œuvre de fête pour accueillir la nouvelle année, des mets vinaigrés pour stimuler l’appétit en été, des crevettes, etc., pour fournir les protéines animales nécessaires aux récoltes d’automne et enfin des légumes mijotés pour renforcer la résistance au froid… l’osechi est un concentré de la sagesse des anciens, qui savaient quels aliments manger pour être en bonne santé durant toute l’année.























