Shunga : la quintessence de l’érotisme japonais
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Tim Clark, le conservateur du British Museum responsable de l’exposition Shunga : Sex and Pleasure in Japanese Art
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1- Torii Kiyonaga (1752-1815) /Sode no maki (Rouleau de peinture pour la manche) Estampe érotique (shunga). Impression sur bois. Encre de Chine rehaussée de couleurs. (1785)Les amants au tissu rouge. Un homme et une femme s’étreignent et s’embrassent passionnément, les yeux fermés. Ils sont entièrement nus, à l’exception d’un linge rouge, qui ne cache pas grand-chose. Le format tout en longueur et le cadrage contribuent grandement à la beauté de l’image. Rien ne permet de dire quel est le statut social des deux protagonistes ou le type de relation qu’ils entretiennent.
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2- Nishikawa Sukenobu (1671-1751) /Estampe érotique (shunga). Impression sur bois rehaussée de couleurs, sur fond vert. (1711-1716) Scène de séduction entre un homme et une jeune femme avec, à l’arrière-plan, un luth japonais à trois cordes (shamisen). Le Museum of Fine Arts de Boston possède une œuvre identique, à ceci près qu’elle est dépourvue de couleurs.
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3- Anonyme (début du XVIIe siècle) /Rouleau de peinture érotique (shunga). Encre de Chine, couleurs, et poudre d’or et d’argent sur papier, avec application de feuille d’or et d’argent.Tiré d’une série de douze rencontres érotiques. Un homme d’âge mûr et une jeune femme sont étroitement enlacés. À droite, une autre femme ajuste la couverture qui recouvre en partie le corps des amants.
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4- Kitagawa Utamaro (1753-1806) Utamakura (Poème-oreiller) /Estampe érotique (shunga). Impression sur bois rehaussée de couleurs. (1788) Illustration (n° 10) tirée d’une série de douze estampes réunies dans un album. Chaque estampe est montée séparément. Sur l’éventail que tient l’homme, on peut lire le poème de Yadoya no Meshimori qui figure au début de cet article.
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5- Kawanabe Kyôsai (1831-1889)/Deux rouleaux de peinture érotiques (shunga) faisant partie d’un triptyque satirique. Encre de Chine et couleurs sur papier. (1871-1889). Collection Israel Goldman.
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6- Kitagawa Utamaro (1753-1806) Uwaki no sô (La libertine). Tiré d’une série de dix estampes intitulée Fujin sôgaku jittai (Dix physionomies de femmes). /Impression sur bois rehaussée de couleurs sur fond de poudre de mica. Signé, avec mention du titre et sceau. (1792-1793) Une jeune fille, la tête tournée vers la droite, s’essuie les mains avec un linge. Son kimono largement ouvert laisse dépasser un sein.
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