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Deux éventails Sesson. Ce sont des copies des modèles de Sesson du XVIe siècle, ou des maîtres-artisans des générations passées sont imprimées sur papier japonais avant d’habiller un éventail.
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La maître-artisan réalise tout toute seule, à commencer par les baleines de l’éventail, fendues dans une seule pièce de bambou.
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Dans un tronçon de bambou vert de 37 cm de long, Mme Akutsu pratique 9 fentes verticales à l’aide d’une grande lame. Puis, après avoir désépaissi le tronçon, à l’aide d’un scalpel, elle marque 40 fentes pour en tirer des lames de moins d’1 mm d’épaisseur qu’elle ouvre à la main.
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Les baleines sont écartées et étalées régulièrement grâce à un lien tressé en jonc mouillé.
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Les structures de bambou sèchent à l’air libre. Mme Akutsu les sort le matin, les rentre le soir.
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Un jonc mouillé pour lui donner de la souplesse est tressé entre les baleines afin de leur donner l’écartement adéquat. Mme Akutsu fabrique entre 20 et 25 structures par jour.
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Il faut un toucher très exercé pour réussir un parfait encollage et une parfaite mise en place du papier sur la structure. La colle est enduite au pinceau sur la structure de bambou, et le papier japonais fait main est plaqué dessus. La colle est fabriquée à base de farine de blé bouillie. Elle ne fabrique que la quantité nécessaire à la journée.
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La maison, construite à l’époque Meiji, est bien ventilée en été, le soleil y rentre en hiver. Mme Akutsu travaille dans la galerie extérieure.