Faire connaître le umeshu à travers le monde entier
Chez Nakano BC, près de 500 tonnes de prunes sont entreposées dans 56 citernes. Afin de ne pas dénaturer le vrai goût du umeshu, des prunes de Minabe, dans la préfecture de Wakayama, sont soigneusement sélectionnées et les extraits de fruits sont obtenus uniquement en utilisant la pression osmotique de l’alcool et du sucre (pression minimum nécessaire pour obtenir une séparation complète de ces deux ingrédients).
Pour chacune des citernes, l’acidité et la teneur en sucre du umeshu sont contrôlées avec soin. De nombreuses dégustations permettent de s’assurer du bon déroulement du processus. Le remuage et le transvasement vers une autre citerne s’effectuent en fonction de la température extérieure et du taux d’humidité. Les citernes sont entreposées pendant un an et demi afin de les faire vieillir. C’est ce que Yamamoto Yoshiaki appelle « élever avec amour le umeshu ».
Le umeshu étant facile à préparer chez soi, Nakano BC a procédé par tâtonnements afin de réaliser un « umeshu qui donne envie de dépenser un peu plus cher ». Grâce à une haute technique de développement, le centre de recherche de l’entreprise a donné naissance à la série « cocktail umeshu », qui est pour beaucoup dans le succès du précieux nectar à l’étranger. Thé vert, fraise, myrtille, ananas, yuzu et gingembre… environ 30 saveurs disponibles pour satisfaire tous les palais.
« La saveur du umeshu étant très sucrée, à l’étranger, il se déguste souvent en apéritif. Mais un cocktail à base de umeshu, lui, moins riche en sucre, peut facilement accompagner un repas. Les saveurs et les arômes appréciés étant très différents d’un pays à un autre, nous avons une large gamme capable de satisfaire un grand nombre de personnes » explique le président de Nakano BC.
Par ailleurs, les extraits de prunes qui composent le umeshu sont riches en mumefural, un principe actif connu pour ses formidables bienfaits sur la circulation du sang et le système immunitaire. Grâce à la production d’alcool de prunes utilisant ces extraits et une augmentation de la demande à l’étranger, en l’espace de cinq ans, entre 2004 et 2009, le chiffre d’affaires des ventes de umeshu a été multiplié par 25. Aujourd’hui, les ventes de umeshu représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires de Nakano BC.
« De par sa situation dans la préfecture de Wakayama et grâce à nos umeshu utilisant les célèbres prunes de la région, notre entreprise contribue grandement à son économie. Jusqu’à présent à l’étranger, le umeshu est connu sous le nom plus explicite de « vin de prune » ou « vin d’abricot », mais nous voulons que le nom umeshu se fasse dorénavant également connaître au-delà des frontières de l’Archipel, tout comme le saké », explique Nakano Kôji.
(Reportage et texte : Suzuki Naoto. Photos : la rédaction de Nippon.com)




