L’animal domestique, un objet ?
——Sur quels points le Japon est-il en retard dans ce domaine ?
T. R. Au Japon, on commence à considérer l’animal de compagnie comme un membre de la famille, mais aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Australie, il est déjà un membre à part entière de la société. Au regard de la loi japonaise, l’animal est une chose. S’il se fait renverser par une voiture, par exemple, il s’agit d’un dommage matériel et non corporel. En avion, au Japon, les animaux voyagent en soute, mais dans les pays occidentaux, ils voyagent en cabine. Mais les choses commencent à changer. En 2015, au moment de la crue de la rivière Kinugawa, un hélicoptère des Forces d’autodéfense a secouru une famille réfugiée sur le toit de sa maison ; la loi ne prévoit pas le secours des animaux, mais les sauveteurs ont accepté l’animal domestique de la famille dans l’hélicoptère. C’est un grand pas en avant.
