L’un de ses légumes préférés est le brocoli. « Les brocolis ressemblent à des arbres, c’est donc facile de s’en servir comme symbole de la nature », explique-t-il. Et de rajouter, un sourire aux lèvres : « Le seul problème, c’est que je n’aime pas manger ce légume. »

« Forêt de brocolis » (© Tatsuya Tanaka)

Des ambitions à l’international

Une importante partie des followers de Tanaka sur les réseaux sociaux sont des étrangers, en particulier de Hong Kong et de Taïwan. « Ces pays sont limités dans leur territoire, comme le Japon. Par conséquent les habitations sont petites, et c’est peut-être de là que provient cette culture d’appréciation du miniature », analyse l’artiste.

En 2016, il a organisé sa toute première exposition étrangère à Hong Kong, suite à la demande des nombreux fans locaux. Plus tard, il a aussi eu l’occasion d’exposer ses œuvres à Taïwan, où il a été surpris de constater combien son public était passionné lors d’une séance de dédicace. « Dans les pays étrangers, les personnes intéressées par mon travail n’hésitent pas à venir discuter avec moi sans se soucier de savoir si je suis célèbre ou non, ce qui n’est pas le cas au Japon. »

L’objectif de Tanaka est de présenter ses œuvres au monde entier. Il envisage en particulier de tenir des expositions aux États-Unis et en Europe. « Mais je ne suis pas encore très connu dans ces pays, donc la première étape est d’attirer l’attention sur mes photos. Pour ce faire, je vais continuer de créer tous les jours des images surprenantes afin que « Miniature Calendar » soit connu par le plus grand nombre de personnes. »

« Un jour je rêve que mon “Shin-pain-sen” soit utilisé pour le design de vrais Shinkansen », confie-t-il. À mesure que les photos de Tanaka gagnent en popularité, son univers miniature semble devenir de plus en plus réel.

(Reportage et texte de Satô Fumi. Photos de Kusano Seiichirô, sauf mention contraire. Photo de titre : Tanaka Tatsuya en pleine préparation de « Neige de meringue », son œuvre pour le Miniature Calendar du 14 février)