Les étés au Japon semblent de plus en plus chauds au fur et à mesure des années. C’est alors que les ombrelles peuvent entrer en scène : de nouveaux types d’ombrelles rafraîchissent davantage le porteur, et des modèles voient le jour pour les enfants et la gente masculine.

L’ombrelle davantage mis en lumière au Japon

Une publicité à Matsuya Ginza ; l’ombrelle comme moyen de distanciation sociale (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
Une publicité au grand magasin Matsuya Ginza, à Tokyo. L’ombrelle comme moyen de distanciation sociale (avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Kadoya Keiichirô, directeur des ventes au sein du groupe World Party Co. à Osaka, à qui appartient également WPC, la plus grande marque d’ombrelles de l’Archipel, explique que les ventes d’ombrelles se sont développées ces dernières années. « Il y a dix ans, nous vendions trois ombrelles pour sept parapluies. Mais aujourd’hui, en raison d’une demande accrue d’ombrelles due aux températures de plus en plus hautes et de la crainte des rayons ultraviolets par de nombreuses personnes, les chiffres sont beaucoup plus équilibrés, à peu près 50-50. Et jusqu’à présent, si la plupart de nos clients étaient des femmes d’un âge adulte, depuis peu, même les lycéennes s’y mettent. »

« Le diamètre d’une ombrelle mesure à peu près 50 centimètres, ce qui fait que leurs utilisateurs devront se tenir à environ un mètre les uns des autres, et ce juste pour éviter de se heurter. Si deux personnes utilisent des ombrelles, l’écart sera alors de 2 mètres, exactement la distance sociale recommandée par les autorités sanitaires » poursuit Kadoya Keiichirô.

Les ombrelles qui rencontrent le plus de succès protègent des rayons UV et du soleil, et ainsi de la chaleur. Mais en cas de pépin, elles peuvent se transformer en parapluie car l’enduit qui les recouvre comble les espaces entre les fibres et rend le tissu imperméable. Ce sont les modèles pliants qui ont le plus la cote. Comptez environ entre 2 000 et 3 000 yens (entre 11 et 17 euros).

Différents types et motifs

Depuis 50 ans, chaque année, au mois de juin, le grand magasin Matsuya Ginza, dans le quartier de luxe de Tokyo, organise une promotion spéciale sur les parapluies et les ombrelles. Extrêmement réputé, il est devenu au fil des années le magasin de choix pour se procurer l’un des deux. Là, il faut compter entre 8 000 et 15 000 yens (entre 45 et 85 euros). Des « spécialistes des parapluies » certifiés par l’Association japonaise de promotion des parapluies sont même là pour informer les clients, répondre à leurs questions, et donner des conseils d’entretien.

Deux exemples d’ombrelles à Matsuya Ginza : avec des volants roses ou des motifs à fleurs (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
Deux exemples d’ombrelles à Matsuya Ginza : avec des volants roses ou des motifs à fleurs (avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Iseda Kyôhei est l’un d’entre eux. Il explique : « En plus des ombrelles à volants, qui rencontrent toujours un grand succès, les motifs de fleurs et les versions en forme de dôme sont très tendance. Les ombrelles en tissu Summer Shield sont aussi populaires. Développé par la grande enseigne du textile Toray, le tissu de ces ombrelles bloque la lumière et la chaleur. Les modèles pliants à huit baleines se vendent également bien. Les deux baleines supplémentaires rendent l’ombrelle plus solide. »