L’informatique, ça marche au Japon
Stephen déclare que sa vie professionnelle se déroule elle aussi fort agréablement. « Si je fais des erreurs dans mon emploi de la langue japonaise, mes collègues font de véritables efforts pour essayer de me comprendre. »
Il note aussi que, si en Inde les gens sont plus prompts à se mettre en colère et à lui dire de se débrouiller par lui-même lorsqu’il ne comprend pas quelque chose, au Japon, ses collègues viennent rapidement à son secours s’ils le voient confus ou hésitant.
Stephen effectue désormais seul d’importants travaux. Il est notamment en charge d’un projet d’intégration des changements de spécifications des logiciels entre le système principal d’IBJ et ceux utilisés par leurs bureaux de consultations matrimoniales affiliés. Après seulement un an passé au sein de l’entreprise, il est devenu un membre d’équipe efficace, aux yeux tournés vers l’avenir.
« Je souhaite travailler dur en tant qu’ingénieur côté serveur pendant cinq ans, avant de passer au domaine de l’intelligence artificielle, que notre société commence tout juste à explorer. J’en discute actuellement avec mon patron, et j’ai commencé mon apprentissage du sujet petit à petit. »
S’installer sur l’Archipel
Lorsqu’il est arrivé au Japon, Stephen vivait dans une résidence partagée trouvée par son entreprise. Récemment, il s’est installé dans son propre domicile.
« Je cherchais d’abord un endroit proche des bureaux de mon entreprise à Shinjuku, mais le loyer étant trop élevé, j’ai décidé de choisir une location plus éloignée, dans le quartier de Tama, à l’ouest de Tokyo. J’aime être proche de la nature. Je souhaitais aussi pouvoir inviter des amis pour faire un barbecue. J’ai trouvé ce domicile par moi-même en cherchant sur Internet. »
Stephen déclare être satisfait de son salaire. La compétition est selon lui particulièrement rude pour trouver un emploi bien payé dans son pays : « Nombre de mes amis en Inde semblent changer de travail presque tous les mois ». Il poursuit : « J’ai fait de mon mieux pour économiser, mais mon déménagement et l’achat d’un nouvel ordinateur ne m’ont pas laissé beaucoup d’argent. J’ai cependant réussi à envoyer 400 000 yens (3 070 euros) à ma famille en Inde »
N’étant pas un grand amateur du curry japonais, Stephen a apporté de nombreuses épices de son pays en venant au Japon, et cuisine par lui-même. Il a même amené son propre curry maison au bureau, pour la plus grande satisfaction de ses collègues. Son plat japonais préféré est l’oyakodon (un plat constitué d’œufs et de morceaux de poulet sur du riz) : « C’est un plat facile à préparer, mais sa saveur est particulièrement riche ».
Quand Stephen parle à ses amis indiens de son travail et de sa nouvelle vie, ces derniers se montrent intéressés : « Certains de mes amis souhaitent eux-aussi venir au Japon et ont même commencé à apprendre la langue ! »
(Reportage et texte de Maeya Tsuyoshi, de Power News. Photos : Ikazaki Shinobu)

