« À mon âge, c’est normal d’avoir des blessures et de l’usure »

Malgré sa pêche, Mariko est consciente des années qui passent et parle de la patience et de l’effort qu’il lui a fallu pour arriver à sa forme d’aujourd’hui. Une fois 50 ans passés, elle a commencé à ressentir une certaine usure physique. Elle a fait face à des problèmes variés, y compris une névralgie lombaire, une tendinite au tendon d’Achille, et des douleurs au talon. Elle a aussi moins d’appétit, et donc redouble d’efforts au niveau de la nutrition.

Mais elle ne lâche rien pour autant. Plutôt que de faire une fixation sur ses problèmes de santé, elle s’acharne à trouver des solutions. « À mon âge, c’est normal d’avoir des blessures et de l’usure », dit-elle sans détour. Selon le problème, elle fait appel à un chiropracteur, ou essaye la phytothérapie, le but étant toujours d’aller mieux. « Pour réussir, il faut relever chaque défi. On peut tout accomplir si on le veut. »

Ses paroles semblent refléter un caractère inébranlable, mais quand on lui demande si elle n’en a pas marre de s’entrainer tous les jours, elle laisse esquisser un petit sourire, et répond que l’idée ne lui est jamais passée par la tête...

Pourquoi Mariko aime-t-elle tant courir ? « Cela fait tellement partie de ma vie que ce n’est pas facilement qualifiable. Quelque chose me pousse à continuer. » Quant elle voit des jeunes athlètes courir à la télé, cela la démange de se chausser et sortir courir. Le fait de travailler avec des lycéennes la dynamise aussi. « Je me nourris de leur énergie. C’est top. »

Courir encore et encore

Ayant réussi le marathon en moins de 3 heures, l’objectif est maintenant de franchir les 2 heures et 50 minutes. Elle serait heureuse si elle pouvait ne faire que courir pour le restant de ses jours : « Je veux courir jusqu’à la fin », dit-elle, avec un grand sourire. « Je sais que les années font leur effet mais je peux encore faire des efforts pour progresser. »

Par exemple, elle a commencé un entraînement de base qu’elle avoue ne pas trop apprécier. « Je veux absolument me vouer corps et âme au marathon pour pouvoir dire à mes enfants, le moment venu, que j’ai vécu ma vie pleinement. » Avec un peu de chance, cette éventualité restera lointaine. Entre temps, Mariko continuera à s’entraîner et participer à des courses, avec le soutien de sa famille et de ses collègues, et y prendra énormément de plaisir.

(Toutes les photos © Yamamoto Raita, sauf mentions contraires)